Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Ce matin, réveil avec ce sentiment étrange de vouloir me défaire de cet amour à l'envers. Des questions, tant de questions... Toi qui ne les aime pas, toi qui n'y répond jamais, presque par principe... Posture ou refus de matérialiser ce sentiment que tu voudrais maintenir dans cet univers d'extrème émotion? Que veux-tu toi qui danse seule quand tu veux te distraire? Partages-tu ce stoïcisme que seule une femme peut ressentir lorsque chavirre le monde autour d'elle?
Me reviennent ces mots de Sibilla Aleramo:
"Que veux-tu pour moi, de loin, dans les instants où tu penses à moi? Que je me libére des contingences et que je me libere enfin dans l'espace comme la musique et la lumière, ou que je reste encore longtemps pour expliquer à nos dissemblables la beauté des mythes tragiques; que je reste, avec ou sans toi victorieuse et vaincue en même temps, encore et toujours? Veux-tu que je t'aime ou que je t'oublie?"
Publié par kristo à 16:01:39 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
Je t'ai vu la première fois en mai, l'année dernière. T'en souviens-tu? Il n'y a pas eu de coup de foudre. Qu'est-ce qu'un coup de foudre d'ailleurs? Un désir vif et urgent sur la surface de l'égo, Un sentiment psychotique, c'est à dire qu'il réfère à des idées délirantes et des hallucinations prononcées dont la personne ne reconnaît pas le caractère pathologique. Une définition plus large inclurait des hallucinations que la personne reconnaît comme telles et des symptômes de désorganisation tels que le discours et/ou le comportement désorganisés.
Non, il ne s'agissait pas de ça. Pas du tout. En moi, ce fut comme une évidence: je te reconnaissais. Tu apparaissais dans ma vie comme une lumière nouvelle et ancienne à la fois. Tu débarquais dans mes habitudes, dans ce temps réglé.
J'avais mis des années à construire mon environnement avec patience, lucidité et pragmatisme la plupart du temps. J'avais une femme que je croyais sincèrement aimer et qui m'aimait, des enfants adorés, une maison, un peu d'argent, un métier qui restait ma principale action sur la matière et la volonté encore intacte de continuer à vouloir changer le monde, pensant que chaque action, si petite soit-elle avait un effet sur l'univers. L'effet papillon en somme. J'étais heureux je crois, autant qu'on peut l'être lorsqu'on ne sait pas vraiment ce qu'est le bonheur pour soi-même (qui le sait vraiment d'ailleurs?). J'étais heureux par omission en quelque sorte.
Et puis j'ai vu tes yeux. Je n'ai vu qu'eux alors. Je m'y suis plongé, intensément, attiré de façon irrémédiable dans ces reflets de ton âme (chez toi plus que chez tout autre être) où tout me semblait nouveau et connu à la fois. Deux beaux yeux verts-bleus, doux, subtils, pleins de la promesse d'instants magiques, d'ivresse, de purs sentiments. Alors mon cœur s'est mis à battre pour la première fois de puis longtemps. Alors, j'ai eu mal. Alors je me suis senti vivant, ardemment vivant.
Publié par kristo à 13:21:23 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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