Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Quand la tension aux extrêmes se fait plus dure.
L'acier s'use aux endroits exposés où naissent les blessures
Jusqu'à la résistance ultime, sans honte et sans gloire.
C'est alors où se joue peut-être une vie,
Pendant de courts moments que les doutes ont surpris.
C'est alors le choix qui confronte les idées
Pour que le maillon fragile en vienne à céder.
C'est la chaîne d'une vie, celle qu'on n'a pas choisie.
C'est une chaîne parmi tant d'autres à nos chevilles.
C'est notre force et notre faiblesse, le métal qui nous habille
Et qui parfois nous protège mais qui souvent nous trahi.
C'est ta chaîne à toi, comme c'est la mienne
Et les points faibles de sa structure, les sommets de peine,
Je n'en connais pas la position, comment te les avouer.
C'est du sel de mes larmes qu'il te faudra les chercher.
Ce n'est que ma vie qui n'éclate ni n'éblouit.
Ce n'est qu'un peu d'elle, si tu veux la partager.
Ce n'est que cette chaîne que je voudrais te donner
Et partager nos détresses et partager nos vies.
Publié par kristo à 18:04:53 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
Il s'offrait à nos yeux comme un dernier hommage
Et nous le regardions, lui qui rougissait nos visages
En une longue caresse, nous chantant la triste ballade
De sa ronde autour du monde, comme une dernière boutade.
Moi, je pensais à elle, sans trop savoir pourquoi.
Peut être n'étais-je plus tout à fait moi.
Je pensais à elle, au bleu gris de ses yeux
Où je me noyais si souvent, oubliant d'être heureux.
Et lui, l'insondable, me rappelait les instants futiles,
Les mots irréfléchis, les rêves infantiles
Que nous faisions à deux, que nous ne vivrons jamais.
Je n'aurais jamais pensé que, comme lui, tu t'inclinerais
Face à ce qui te faisais si peur, face à ce que je ne pouvais comprendre ;
Parce que loin de ma logique, j'aurais dû apprendre !
Mais déjà la nuit gommait l'astre présomptueux
Pour endormir la mer, pour fermer nos yeux.
L'instant avait été si court, le crépuscule l'est toujours.
Peut être est-ce pour cela que j'écris l'amour.
Publié par kristo à 18:01:37 dans Poèsies persos | Commentaires (0) | Permaliens
Melchior le blanc, né en Arabie, avait voyagé dans tout le bassin méditerranéen. Il avait été initié aux mystères d'Hermès. Il avait partagé les cérémonies du culte de Déméter à Eleusis. Enfin, il fut initié au voyage d'Ishtar à Ur où on lui avait décrit comment il devait franchir les 7 portes et se dévêtir progressivement pour enfin mourir puis renaître comme l'étoile au matin.
Balthazar le rouge, était hindou. Lors d'un voyage à Babel, les astronomes sumériens l'avaient instruit dans la sciences des astres. Depuis, il traînait toujours avec lui ses tables astronomiques rédigées en sanscrit. Imprégné des cultures asiatiques, la magie des nombres lui avait été enseignée par un maître chinois. Il lui avait expliqué, entre autre, la relation entre le 5, centre des premiers nombres impairs et le 6, centre des premiers nombres pairs. Il lui avait révélé que leur addition, le 11 représentait l'antique TAO (la connaissance absolue).
Gaspard le noir, avait grandi sur les hauts plateaux éthiopiens. Il avait longtemps fréquenté les prêtres d'Isis, celle qui refait l'union du Dieu démembré, celle qui est aussi la lumière de l'âme unissant l'eau et le feu de la résurrection de Pharaon. Intéressé par les constructions, il avait été l'aide d'un architecte royal égyptien. Ce dernier lui avait enseigné les mathématiques des proportions, l'union de la verticale et de l'horizontale, la science des angles, bref, tout ce qui permettait de sacraliser l'espace.
Ces 3 hommes, bien sûr, n'étaient pas encore des Rois. Selon St Jean Chrysostome, ils ne seraient intronisés par St Thomas qu'après la résurrection du Christ. Ils devinrent alors les saints patrons de l'Asie. Mais chacun avait parcouru son chemin qui devait les réunir en Chaldée. Là, ils avaient été initiés au rite Nabuséen de Mithra, ce principe d'équilibre entre le divin et l'humain et dont le livre de l'Aventa disait de lui « Dieu est son oeil ».
Dans un Mithréum (lieu du culte de Mithra) orienté vers le levant pour permettre aux premiers rayons du soleil d'y pénétrer, les 3 postulants étaient nus (l'épreuve du froid), les yeux bandés. Ils durent marcher à tâtons, puis s'agenouiller devant un initié qui les éprouva par le feu d'une torche placée devant leurs visages. Ensuite, les mains liées dans le dos, à genoux près d'un glaive tandis que le pater officiant tenait une couronne au dessus de leurs têtes, ils avaient dû mourir, le visage baigné du sang d'un taureau sacrifié. Enfin ils purent renaître en hommes nouveaux démontrant ainsi que la mort et la résurrection, comme la nature, s'inscrivent dans un cycle toujours répété. Dans la voûte peinte de la grotte qui symbolisait le ciel étoilé, on pouvait distinguer une représentation du soleil et de la lune. Les mosaïques du sol représentaient les attributs et les symboles planétaires des 3 grades primitifs de l'initiation : d'abord les Corbeaux, puis les Lions et enfin les Pères.
L'adoption des nouveaux initiés fut couronnée par leur admission au repas commun. Après un serrement de main solennel avec le Pater, il devinrent des « Syndexioi ».
3 années s'écoulèrent. Le Pater les fit mander devant lui. « Mes fils, leur dit-il, vous avez été initiés à nos mystères accomplissant vos 3 voyages dans les ténèbres de la terre. Vous êtes alors devenus des Corbeaux. A ce titre, vous avez eu la responsabilité du feu sur les autels et sur les braseros, vous avez allumé les grains d'encens, et dans le silence, vous avez appris nos rites. Dans le même temps, vous vous êtes connus à vous même.
Puis, vous avez éprouvé votre deuxième illumination. Vos 5 voyages dans la lumière de l'étoile ont fait de vous des Lions. Vous avez été les gardiens des fruits et ordonniez nos banquets, comprenant ainsi notre souci majeur qui est la préservation de la vie, la vigilance envers la vie.
Vous avez partagé le pain et le vin avec vos frères ce qui a fait de vous des « compagnons ». Vous avez eu connaissance de la géométrie céleste et de l'art du trait. Aujourd'hui, après avoir de nombreuses fois accompli votre marche serpentine dans le Mithréum plongeant ainsi dans le temps pré-cosmogonique, vous devez sortir du temple pour devenir des hommes différents.
Vous garderez à l'esprit que le monde a surgi du chaos primordial, sous la main du principe universel par et dans l'ordre du plan Divin. Vous servant des symboles et des nombres qui vous ont été transmis, vous devrez trouver votre géométrie, ouvrir votre chemin et dessiner votre signe en suivant l'étoile à 5 branches.
Vous chercherez alors à vous inclure dans son tracé et tenterez de vous rapprocher du G en son centre, le G de Gayomart, l'Homme primordial. Pour vous, il est temps de naître au mode de l'esprit. Je ne connais pas le chemin car ceci vous appartient mais rappelez vous que le 5, le chiffre de votre degré initiatique, est au centre du monde en 9, c'est à dire au centre de la totalité du cycle temporel. Ce nombre est à la frontière de 2 états, l'état humain et l'état Divin. »
Melchior, Balthazar et Gaspard se préparèrent donc à partir. Balthazar, l'astrologue dit à ses compagnons : « Depuis des siècles, le jour de l'équinoxe glisse de la constellation du bélier à celle des poissons. Or, la position de l'équinoxe dans le fond d'étoiles est un point très sensible dans la science des astrologues et, le signe zodiacal dans lequel se trouve ce point de l'équinoxe est de la plus haute importance. D'autant plus que les sages, les érudits et les prêtres prédisent que l'ère des poissons doit annoncer une renaissance. Aujourd'hui, un nouveau grand signe est apparut dans le ciel. La conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe des poissons forme un seul astre visible. Cette étoile visible, mes frères, je vais la suivre ».
Regardant l'étoile dans le ciel, Melchior le sage, dit à son tour « ce signe, c'est là une chose singulière et unique, une chose bien étrange en vérité. C'est un symbole de renouveau. J'y vois un geste d'Ishtar. Je viendrais avec toi. »
Gaspard, l'architecte, contemplant l'astre rayonnant dit enfin « L'étoile montre le chemin de l'occident. Elle indique la porte que l'on doit emprunter pour sortir des temples. Entre l'air et la matière, elle est comme la clef de voûte, la pyramide renversée. C'est assurément un signe. Je vous accompagnerais. »
Nous étions alors en -7 avant notre ère et les 3 mages se mirent en route, suivant l'étoile, d'est en ouest.
Le voyage durait depuis presque une année. Nos 3 compagnons avaient parcouru une grande distance. Chacun d'eux avait déjà beaucoup voyagé au cours de sa vie mais ce dernier parcours, ils l'effectuaient à travers le prisme des symboles. Ils le faisaient en homme nouveaux, curieux de tout, ouverts à tout, voyant avec des yeux qui, petit à petit percevaient différemment les choses. Ils voyageaient avec leur conscience, en conscience, prêtant attention aux moindres manifestations de la création divine. Ils percevaient maintenant la « Sublime Architecture ».
Tracer un simple cercle au compas sur le sable c'était obtenir le cercle de la manifestation, du principe unique.
Diviser horizontalement le cercle en 2 par le diamètre (1/3 de la circonférence, ½ du volume), c'était créer le ciel et la terre, le haut et le bas, un principe binaire.
Tracer verticalement et à angle droit à l'aide d'une équerre un rayon (1/6 de la circonférence du cercle) rejoignant le diamètre en son milieu divisait le cercle en 3 parties. De ces traits découlait un triangle tourné vers le haut dont le symbole était la flamme.
Tracer un nouveau rayon prolongeant verticalement le premier créait une croix divisant cette fois le cercle en 4 volumes (1/4) et la croix sous-entendait le carré. Un deuxième triangle était également obtenu, cette fois tourné vers le bas, réflexion du premier triangle: l'eau.
La croix dont le centre évoquait le 5 était à la fois centre du cercle primordial et du carré. Le 5, entre ciel et terre, entre feu et eau. Le 5, ce nombre qui, lorsqu'il est multiplié, est le seul à apparaître régulièrement. Il représente ainsi un cycle, un plan harmonieux, un équilibre, une grâce divine.
Enfin, songeant que 2 cercles s'interpénétrant permettaient de trouver les 2 premiers points nécessaires au tracé de l'étoile à 5 branches par l'utilisation du carré long, ils comprirent. Ils saisirent que tracer, c'est diviser et que diviser, c'est créer, c'était saisir une partie du grand Oeuvre, c'était s'approcher du plan divin présent en toute chose, en tout être.
Enfin, Melchior, Balthazar et Gaspard parvinrent à Jérusalem. Les mages, lorsqu'ils se déplaçaient, pouvaient se permettre de solliciter asile chez les plus grands sans aucune gêne. Ils jouissaient d'un statut si prestigieux qu'ils n'avaient même pas à se prosterner devant les rois. Ils se présentèrent donc chez Hérode.
Intrigué par la présence de ces prestigieux visiteurs, Hérode les invita à sa table pour les presser de questions sur les motifs de leur visite en ces lieux austères, sans intérêts, si loin de Rome. Prudents, les 3 compagnons, habitués au secret et à la discrétion se contentèrent d'annoncer qu'un astre brillant les avaient conduits en Palestine. L'astre devait annoncer un ordre nouveau mais le sens précis de ce signe restait à établir. Hérode, piqué par cette nouvelle se mit immédiatement à craindre pour la « pax romana » , et conséquemment son trône, qui seraient inévitablement menacées par un « ordre nouveau ».
Après un copieux repas, les mages passèrent sur la terrasse d'où l'astre était aisément visible. Ils demandèrent à Hérode au dessus de quel lieu semblait se trouver l'astre. Hérode leur indiqua que c'était vers un endroit perdu, Bethléem et qu'il ne se passait sûrement rien d'important en ces terres de pauvres bergeries aux pâturages asséchés. Peu impressionnés par l'évident mépris d'Herode pour ces contrées, les mages, d'un regard, s'étaient déjà entendus pour partir dès l'aube pour cette énigmatique Bethléem. Constatant leur obstination, Hérode leur demanda tout de même de revenir lui rendre compte de leurs découvertes, requête à laquelle les mages acquiescèrent poliment.
Le lendemain, la caravane s'ébranla à nouveau en direction de l'horizon qui rougeoyait entre les palmiers des oasis de Jérusalem. Ils arrivèrent à Bethléem à la nuit tombée. Rien de spécial aux alentours, rien qu'une simple grotte de laquelle émanait la faible lueur d'un feu de berger et l'astre qui avait arrêté sa course, juste au dessus d'eux. Prêts à bivouaquer pour la nuit, les trois mages s'approchèrent pour voir s'ils pouvaient profiter du feu. C'est alors, qu'à leur grande surprise, ils virent l'enfant nouveau-né. Ce n'était pas un endroit pour mettre un enfant au monde, même pour de pauvres bergers. Était-ce un signe? Comment fallait-il interpréter un événement aussi incongru?
Les mages se retirèrent pour discuter à l'écart. Cette naissance était-elle la matérialisation du renouveau annoncé par l'astre ? Hérode avait bien, à la faveur du vin, marmonné cette prophétie: « Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël ».
Ils passèrent une partie de la nuit à échanger leurs avis, interprétant tous les signes qu'ils leur avait été donné de voir. Enfin, ils tombèrent d'accord, les 3 Lions avaient désormais acquis la conviction que l'étoile les avait menés à l'incarnation de Mithra qui devait naître de Dieu et d'une vierge, être intercesseur de la divinité auprès des Hommes, divinité s'incarnant dans la chair pour juger les bons et les méchants, pour ressusciter les morts et en particulier le premier mort, l'être primitif, le premier Homme : Gayomart.
Selon leurs croyances, il convenait d'aller rendre hommage à l'enfant-Dieu en lui remettant des offrandes. Ils passèrent les 3 jours suivants à se mettre en quête d'offrandes dignes de l'événement.
Enfin ils revinrent à la grotte servant de bergerie où se trouvait l'enfant. Alors, ils s'agenouillèrent devant lui. Ils virent alors avec leur cœur, ils virent l'aura qui se dégageait du petit être. Ils furent baignés de lumière, au centre de la manifestation divine, plongé au cœur de cette étoile qu'ils avaient suivie depuis si longtemps.
Melchior le blanc, offrit de l'or. Il avait distingué le Roi chez l'enfant et l'or était un cadeau qui convenait aux rois, symbolisant la lumière et la pureté et la puissance.
Balthazar le rouge, déposa aux pieds de l'enfant une cassette d'encens. Cet encens de la fumée montante, la fumée du sacrifice qui transforme la matière en prière; l'horizontale en verticale. Il avait senti le lien sacré de cette humanité divine prise entre la terre et le ciel, du divin chez l'homme et de l'homme chez le divin.
Gaspard le noir, fit présent d'un pot de myrrhe, ce parfum suave qui dans son pays, l'Egypte, servait à embaumer les morts. Ici il s'agissait de la myrrhe de la beauté (Pour les grecs, Myrrha était la mère d'Adonis) car, sans se poser de questions, il avait été touché par l'émotion qu'il avait ressenti à la vue du petit enfant. Son âme s'était spontanément réjouie et il avait du mal à retenir les larmes de joie qui montaient à ses yeux.
Ils restèrent un moment, subjugués par le courant miraculeux de l'instant, par l'Amour irradiant en toute chose. Puis ils sortirent de la grotte, afin de dormir un peu avant d'entreprendre le voyage de retour qui les ramèneraient en Chaldée.
Le lendemain, ils se mirent en route par un chemin détourné en évitant soigneusement Hérode :les astrologues avisés répugnaient à déplaire aux rois. Ils étaient maussades car l'étoile n'était plus là. Ils ne ressentaient plus sa présence et c'était un choc après s'être tenus en son cœur, après avoir cru avoir fini leur quête.
Le soir de leur premier jour de voyage, ils virent dans le ciel l'étoile briller à nouveau. Ils furent profondément troublés mais remplis de joie sereine. Ils surent alors que leur chemin n'était pas terminé, qu'il leur fallait « retourner » le temps pour distinguer dans la mémoire du monde l'autre sens de leur quête, son véritable sens divin, et découvrir dans cet espace de liberté les multiples incarnations de leur étoile. Cet espace, ils l'imaginaient comme une spirale de feu dont le pôle touche au sans-fond des commencements.
En regardant l'étoile, leur étoile, ils virent qu'ils pouvaient la matérialiser entre l'équerre et le compas. Entre ciel et terre, les compagnons discernaient alors Ishtar brillant dans le ciel et descendant dans les enfers à la recherche de sa non-mort. Ils voyaient Isis, en quête de son frère -époux, ressuscité par l'œil brillant d'Horus, l'œil étoile. Ils sentaient cet autre monde qu'il n'avaient pas encore découvert.
L'étoile avait servi d'amplificateur rayonnant, de révélateur. L'enfant-Dieu les avait illuminés mais il leur restait encore à trouver cet autre morceau d'eux - mêmes, ce morceau invisible de leur éternité. Ils étaient conscients des limites de leur chair, de leur condition humaine, enfermés dans le tombeau du temps. Mais il savaient maintenant que grâce à l'étoile, à la force lumineuse du 5, ils pourraient transcender leurs limites. Leur voyage et sa révélation leur avait dévoilés qu'il n'y a rien de plus fort que la conscience du tout et que cette conscience est Amour.
Publié par kristo à 17:47:18 dans Tubulures | Commentaires (1) | Permaliens
(R. Kipling)
Publié par kristo à 17:42:08 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692.
Auteur inconnu.
Publié par kristo à 17:39:18 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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