Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Avant d'aller se coucher, une pensée Soufi:
La religion positive est l'aspect exotérique de l'Idée, et l'Idée est l'aspect ésotérique de la religion positive... La religion positive est le symbole; l'Idée est le symbolisé. L'exotérique est en perpétuelle fluctuation avec les cycles et périodes du monde; l'ésotérique est une Energie divine qui n'est pas soumise au devenir.
('Nâsir-e Khosraw) C24
Publié par kristo à 23:11:56 dans Textes, fragments "prise de tête" pour les pt'its qu'y n'en veulent | Commentaires (0) | Permaliens
Une chanson de combat et un bel exemple de lucidité. J'aime aussi!
Em Gm
Loin ce matin coeur chagrin
Bb F A7
et depasse le fil uni du passé vers les yeux
Em Gm
Court, bien trop court notre amour
Bb
les appels au secours
F A7
n'est sourd n'entend que ce qu'il veut
Em
Mais vivre pour toujours
Gm
sans discours,sans velours
Bb F
sans les phrases inutiles
A7
d'un vieux roman-photo
Em
pleurs dans les mains
Gm
noir et blanc
Bb F
seules couleurs d'un futur
A7
qui est deja le passé pour nous deux
A Dm Bb
et pourtant il faut vivre ou survivre
Gm A Dm
sans poemes,sans blesser tous ceux qu'on aime
C Bb A Dm
etre heureux ou malheureux vivre seul ou meme a deux
et pourtant il faut vivre ou survivre
sans poemes,sans blesser tous ceux qu'on aime
etre heureux ou malheureux vivre seul ou meme a deux
mais vivre en silence
en pensant aux souffrances de la terre
et se dire qu'on est pas les plus malheureux
mais quand dans l'amour tout s'effondre
toute la misere du monde n'est rien a coté d'un adieu
et pourtant je veux vivre ou survivre
sans poemes,sans blesser tous ceux que j'aime
etre heureux ou malheureux vivre seul ou meme a deux
Publié par kristo à 12:53:29 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (0) | Permaliens
Hier soir, en relisant l'Alchimiste de Coelho (Photo): http://www.blogg.org/blog-57621-album-15873-offset-15.html
- Et qu'elle est donc la plus grande imposture du monde ? demanda le jeune homme, surpris.
- La voici : à un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dés lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde.
« La Légende Personnelle ? C'est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait qu'elle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible et l'on a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu'on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s'écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu'il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle. »
Ce que disait le vieil homme n'avait pas grand sens pour le jeune berger. Mais il voulait savoir ce qu'étaient ces forces mystérieuses.
« Ce sont des forces qui semblent mauvaises mais qui en réalité t'apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c'est que ce désir est né dans l'Âme de l'Univers. C'est ta mission sur terre.
- Même si l'on a seulement envie de voyager ? Ou bien d'épouser la fille d'un négociant en tissus ?
- Ou de chercher un trésor. L'Ame du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l'envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »
J'ai relu ce passage de l'Alchimiste de Coelho. Ne souhaiterai-je plus vraiment que nous fassions nos routes ensemble ? L'Univers qui avait tout mis en œuvre pour nous réunir écouterait-il aujourd'hui un désir inconscient, faisant en sorte que nos chemins s'éloignent l'un de l'autre ? Ou alors faisais-tu partie du plan de ces forces mystérieuses qui n'existent que pour évaluer notre capacité à savoir vivre nos rêves, à penser que tout est toujours possible ? Etais-tu là pour m'éloigner d'une vision, d'un sens que je voulais donner à ma vie ? Un jour, je t'avais dit que tu représentais un danger pour moi mais je ne savais pas si c'était de t'avoir rencontré à nouveau ou, au contraire, de ne pas réussir à aller au bout de notre histoire.
Quel est mon rêve, quel est ma légende personnelle ? Qu'elle est la tienne ? Je sais que tu fuis systématiquement toutes ces questions. Tu le fais d'ailleurs avec une certaine lâcheté, souvent afin de ne jamais pouvoir te reprocher un jour d'avoir choisi. Tu attends que les évènements choisissent pour toi en somme, te laissant l'illusion de n'y être pour rien (ton fameux destin). Tu n'as jamais consciemment pensé que les choses auxquelles tu tiens s'éloignent de toi parce que tu n'as pas choisi de combattre et de rêver pour elles. As-tu sincèrement pensé qu'elles étaient tout simplement possibles ?
Tu fais le choix de vivre en aveugle afin de ne rien regretter et cependant tu es emplie de souvenirs contrariés dans lesquels tu plonges souvent avec mélancolie, de grandes histoires abandonnées en chemin. Et que te reste t'il finalement qu'une petite vie, respectable certes, mais qui ne te correspond pas. Mini travail, mini amour, mini appartement, mini rêves, piano droit et toi au milieu qui regarde soumise à ce que tu crois être la destinée... Si petite vie pour tant de talent, tant d'aptitude à la grandeur de l'âme, du cœur et de l'esprit ? Tu es née feu, te voilà cendres. Essayes tu au moins de lire un peu, de jouer un peu de Brahms pour toi seule ?
Mais personne n'a le droit de forcer quelqu'un à quitter le chemin qu'il suit librement. Moi, je m'en retourne à ma Légende Personnelle. J'écoute à nouveau les signes, je fais attention aux traces que je laisse derrière moi et je ne cesserais jamais de me poser des questions. Aujourd'hui est un nouveau jour ! Et si un jour, tu devais laisser la vie te brûler à nouveau de ce bon feu qui ne se consume pas, viens ! Je t'aime.
Publié par kristo à 12:06:40 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (4) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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