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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

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Vote et pouvoir | 10 avril 2007

Que voter ? Pour qui ? Triste vision des visions dans les révisions sans vie de ces coureurs de pouvoir. Politique... joli mot, belle idée, noble envie. J'ai trouvé une définition intéressante sur le WEB : La politique est l'organisation méthodique, théorique et éventuellement pratique des actions d'un gouvernement au pouvoir sur des bases conceptuelles définies et finalisées en vue de maintenir l'équilibre social nécessaire au développement optimal et à la cohérence d'un ensemble territorial et de sa population, ainsi qu'à l'évolution de leurs rapports avec d'autres ensembles gouvernés.

 

CA VOUS LAISSE SUR LE CUL NON ? Si seulement le pouvoir ne pouvait être recherché que par des gens qui voudraient s'en servir pour le bien du plus grand nombre ! Non ! Du pouvoir pour le pouvoir... et que cherchent les gens de pouvoir ? Toujours plus de pouvoir. Mais bon, finalement, nous votons pour eux (ou nous ne votons pas d'ailleurs) alors...  la question qui me tarabuste, ce n'est pourquoi un tel ou un tel vote un tel mais pourquoi n'avons-nous qu'un choix restreint ? Pourquoi l'ensemble de notre société ne fabrique que des hommes d'états à la recherche unique du pouvoir ? Pourquoi seuls ces gens-là émergent. « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Dannemark » !

 

Conclusion : on ne devrait donner le pouvoir qu'à celui ou à celle qui ne l'a jamais demandé.

Publié par kristo à 17:29:09 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Vladimir Vladimirovitch Maiakovski - Lettre de Paris au camarade KOSTROV sur l'essence même de l'amour | 10 avril 2007

Pardonnez-moi donc camarade Kostrov,

avec votre largeur d'esprit,

d'avoir dissipé en lyrisme des strophes,

qui m'étaient allouées pour Paris.

Regardez, la belle qui fait son entrée,

parée de fourrures et perles,

c'est d'elle que je m'étais aussitôt emparé :

Fallait-il ou pas lui parler ?

Camarade, j'arrive de 1'U.R.S.S,

on me connaît dans ma patrie.

J'ai vu des filles de plus d'allure,

j'ai vu des filles de plus d'esprit.

Les poètes sont chers aux femmes,

avec ça j'ai de l'astuce,

et pour peu qu'elles prêtent l'oreille

je leur conte des merveilles.

Je ne mords pas à l'ordure,

à l'appât de basses fredaines.

Eternel blessé d'amour

c'est à peine si je me trahis.

Fausses mesures d'amour, les noces,

- s'évapore qui se déprend -

camarade, quant aux cloches

je m'en moque éperdument.

Mais tout ça c'est des vétilles,

j'ai ri bien assez,

je n'ai plus vingt ans, ma fille,

mais trente ans passés.

L'amour ce n'est pas se promener bouillant,

ce n'est pas du charbon l'ardente brûlure,

mais c'est ce qui monte des monts des poitrines

plus haut que la jungle des chevelures.

Aimer, c'est courir au fond de la cour,

et jusqu'au soir des vers luisants.

briller de la hache, casser des trônes,

jouant de sa propre puissance.

Aimer, c'est des draps en loques d'insomnies

s'arracher, jaloux de Copernic,

lui, et non le mari d'une Marie,

étant le rival maudit.

L'amour n'est pas paradis délicieux,

l'amour c'est quand cela souffle en vous

et que du cœur le moteur rouillé

se remette en marche, à nouveau.

De Moscou vous êtes coupée

lieux et temps aidant,

comment puis-je vous expliquer

cet étrange état ?

De la terre au ciel, les feux,

dans le ciel, les astres en nombres.

Si je ne m'étais fait poète,

je serais un astronome.

La ville mène un train d'enfer,

moi, je me promène,

sur les pages de mon carnet

j'écris des poèmes.

Les autos courent les chaussées,

mais elles me ménagent,

les futées savent ce que c'est,

qu'un homme en extase.

Jusqu'aux bords je suis plein,

- rêves, apparitions, -

il en pousserait des ailes,

même à un ourson.

Alors, dans quelque infâme bistrot,

enfin, la bouillie est prête,

de la gorge aux étoiles fuse le mot,

naissance dorée d'une comète !

Sur un tiers du ciel s'étale sa queue,

ses plumes flambent, se dressent,

pour qu'à deux amoureux la voie lactée

dans les branches des lilas apparaisse.

Pour entraîner, soulever, guider

ceux dont la vue se délabre,

pour trancher les têtes d'ennemis hideux

d'une queue luisante de comète.

L'attente dans chaque battement du cœur,

à mon rendez-vous sempiternel,

j'attends qu'enfin reprenne sa rumeur,

l'amour humain, simple et éternel.

La tempête, le feu, et l'eau

assiègent la forteresse.

Qui saurait en mater l'assaut ?

Vous ? Ça m'intéresse ! ...

Maiakovski : En savoir +

Publié par kristo à 15:08:28 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

John Lennon - Imagine | 10 avril 2007

Parcequ'il y a des chansons qui ne cesseront jamais de tourner dans les têtes. IMAGINE--JOHN LENNON

C Cmaj7 F
Imagine there's no heaven
It's easy if you try
No hell below us
Above us only sky

F Am Dmin7 F
Imagine all the people
G C/G G7
Living for today

C Cmaj7 F
Imagine there's no countries
It isn't hard to do
No greed or hunger
And no religion too

F Am Dmin7 F
Imagine all the people
G C/G G7
Living life in peace

C - Cmaj7 - E - E7
You may say I'm a dreamer
F G C E7
But I'm not the only one
F G C E7
I hope someday you'll join us
F G C C
And the world will live as one

C Cmaj7 F
Imagine no possessions
I wonder if you can
Nothing to kill or die for
A brotherhood of man

F Am Dmin7 F
Imagine all the people
G C/G G7
Sharing all the world

C - Cmaj7 - E - E7
You may say I'm a dreamer
F G C E7
But I'm not the only one
F G C E7
I hope someday you'll join us
F G C C
And the world will live as one

Publié par kristo à 10:49:42 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (0) |

Victor Hugo - Billet du matin (contemplations) | 10 avril 2007

Si les liens des cœurs ne sont pas des mensonges,

Oh ! dites, vous devez avoir eu de doux songes,

Je n'ai fait que rêver de vous toute la nuit.

Et nous nous aimions tant ! vous me disiez : « Tout fuit,

Tout s'éteint, tout s'en va ; ta seule image reste. »

Nous devions être morts dans ce rêve céleste ;

Il semblait que c'était déjà le paradis.

Oh ! oui, nous étions morts, bien sûr ; je vous le dis.

Nous avions tous les deux la forme de nos âmes.

Tout ce que, l'un de l'autre, ici-bas nous aimâmes

Composait notre corps de flamme et de rayons,

Et, naturellement, nous nous reconnaissions.

Il nous apparaissait des visages d'aurore

Qui nous disaient : « C'est moi ! » la lumière sonore

Chantait ; et nous étions des frissons et des voix.

Vous me disiez : « Écoute ! » et je répondais : « Vois ! »

Je disais : « Viens-nous-en dans les profondeurs sombres,

Vivons ; c'est autrefois que nous étions des ombres. »

Et, mêlant nos appels et nos cris : « Viens ! oh ! viens !

Et moi, je me rappelle, et toi, tu te souviens. »

Éblouis, nous chantions : – C'est nous-mêmes qui sommes

Tout ce qui nous semblait, sur la terre des hommes,

Bon, juste, grand, sublime, ineffable et charmant ;

Nous sommes le regard et le rayonnement ;

Le sourire de l'aube et l'odeur de la rose,

C'est nous ; l'astre est le nid où notre aile se pose ;

Nous avons l'infini pour sphère et pour milieu,

L'éternité pour âge ; et, notre amour, c'est Dieu.

Photo ? En savoir +

Publié par kristo à 10:39:25 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

L'eau | 10 avril 2007

A la frontière de ce monde

Me parviennent d'étranges ondes

Eau élément de plaisir

Un frisson vient me parcourir

Bloquant ma respiration

Basculant vers le fond

L'inconnue me saisit

Envahit mon esprit

Mon corps ralentit

Le silence me nourrit

Calme, tranquille

Les images défilent

Tel l'aigle maître du vol libre

Je plane en parfait équilibre

Cette chute lente me paraît sans fin

Se contrôler rester serein

Extrême limite d'une passion

Développant de nouvelles perceptions

Ce goût de liberté

Ce choix de remonter

Instants magiques

Sentiment unique

D'étranges souvenirs, pour lesquels mourir,

Serait un plaisir.

Publié par kristo à 10:17:57 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |