Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Existe t'il un fait supérieur, la sublimation d'un rêve
Quelque part, sûrement là où rien ne vit ?
Existe t'il un esprit fondamental, la force et la rêve
De nos existences, de nos âmes salies ?
Existe t'il quelque chose ou quelqu'un qui représente
Tout à la fois, eau et feu, vent et terre ?
Existe t'il une courbe, un ovale, une tangente,
Une géométrie invariable face à notre logique amère ?
Existe t'il enfin un sentiment transcendant
Nos relations viles, vides et superficielles ?
Existe t'il quand même un espoir latent
Pour effacer de nos esprits les rêves officiels ?
Existe t'il une raison à ces questions
Que le poète soupire, en mal d'amour ?
Existe t'il une réponse à ces horizons
Dévoilés par un mal qui me revient toujours ?
Publié par kristo à 16:07:08 dans Poèsies persos | Commentaires (5) | Permaliens
Ma Remington est belle pourtant
Je l'aime beaucoup et travaille bien
Mon écriture est nette et claire
On voit très bien que c'est moi qui l'ai tapée
Il y a des blancs que je suis seul à savoir faire
Vois donc l'oeil qu'a ma page
Pourtant pour te faire plaisir j'ajoute à l'encre
Deux trois mots
Et une grosse tache d'encre
Pour que tu ne puisses pas les lire
Du monde entier
Publié par kristo à 15:53:03 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) | Permaliens
À Féla. Je suis tranquille dans une toute petite chambre que je partage avec le poète Szittya. La chambre est dans un petit hôtel, rue Saint-Etienne-du-Mont. La fenêtre donne sur l'église et le cloître. Les cloches sonnent. Une chandelle brûle sur la table. De l'encens brûle dans la flamme. Nous avons acheté un peu d'encens pour parfumer ce banal local. Szittya y a apporté quelques tableaux. Moi, la série des femmes grosses de Holbein, au-dessus de la table. La chambre est très paisible. Je suis heureux, tranquille, un peu triste, comme si j'étais très vieux. Szittya est très doux. Il a des gestes étranges, hoffmanesques. Je le nomme le chef d'orchestre du mystère. Il vit en sourdine. Nous n'avons pas mangé. Avec les derniers trois sous, j'ai acheté quelques f leurs. En voici quelques pétales. Conserve bien cette précieuses relique d'un jour bon. Nous avons parlé de beaucoup de choses, avec des mots choisis et en des images rares. Pas de brutalité. Nous sommes si loin de tout et au milieu de la vie.
Il commence à pleuvoir contre la vitre. Je me souviens que c'est le jour de mon anniversaire. Je me regarde dans le miroir et voudrais effacer l'image qui me regarde.
Je pense à toi. C'est pourquoi je t'écris cette page. L'heure sonne. La chandelle est au bout. Je t 'aime beaucoup. Ta présence est ici...
Publié par kristo à 15:32:27 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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