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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Esperenza | 06 avril 2007

 

Et oui, j'en avais marre du noir. Un peu de couleur. Bof ! Je ne suis pas un roi du code HTML ou de Flash 8 mais tant pis. Aujourd'hui, cela fait plusieurs jours qu'il fait beau et je commence à me sentir beaucoup mieux. Tu avais mis mon moral (pourtant d'acier) à zéro avec tes "stratagèmes". Ras le bol des stratagèmes, des tests et de cette manie du "on ne peut rien contre le destin". Heureusement que la vie ne ressemble pas toujours à POUCHKINE parce qu'on finirait tous par retourner à notre créateur avant l'heure !
« Le destin à tranché ! » Quelle horreur ! Si mes 41 ans me servent à quelque chose, c'est bien à comprendre que rien ne se gagne vraiment sans combat et surtout, sans lutte avec soi-même.

Je te laisse donc à tout ceci avec moins de tristesse que je ne l'aurais cru. Je te laisse à tes non choix, à ton aptitude à la tristesse et à la mélancolie. Je ne veux plus de ce stoïcisme impuissant. Moi, j'ai envie de bouger, j'ai besoin de vivre vraiment les choses auxquelles je croie, sans faux-semblants, sans non-dit. Question de caractère sûrement. Je ne me sens prisonnier d'aucun carcan qui ne puisse être brisé (même si, je le reconnais, cela peut être dur parfois). Les idées communes du bien et du mal m'assomment ! En vieillissant, je deviens rebelle! Un comble pour l'adolescent bien sage que j'étais! Je veux du chaud, du tendre, de l'émotion ! Des caresses, de la passion, de l'engagement ! De l'Amour bordel ! Vivre ce dont on à envie. Ce n'est pas si compliqué en fait. Alors, hop! De l'air sur ma vie. J'étouffais ! Moi qui ne me sens vraiment bien qu'en regardant le ciel, j'avais cru en voir le reflet dans tes yeux.

Il y a la période de la « terre » pour l'introspection, de « l'eau » pour la sensualité, celle du « feu » pour la passion et l'engagement et « l'air » enfin... Tu m'a appris l'O. Merci, vraiment, sincèrement. Il me faut toucher le feu maintenant, avant toi sans doute. Je n'oublierais pas, rassures toi. Je connais la force que tu attaches aux émotions et aux sentiments que tu as vécu ou que tu aurais pu vivre. Mais je veux éprouver des instants pour ce qu'ils sont et pour l'espoir qu'ils peuvent donner, pas pour me faire des souvenirs. Je me souviendrais que je t'ai aimé, oui. Je t'aimerais toujours un peu, quelque part dans un coin du cœur comme dans une ombre du musée Rodin ou sur les toits dorés du Petit Palais.

Ce matin, à la fraîcheur du soleil levant, j'ai revu les signes qui ne voulaient plus m'apparaître depuis plusieurs moi. Le corbeau sur le sapin, le chat dans les taillis, les perles de rosée sur les tulipes à peine écloses, un nuage dans le ciel, le « bonjour » de la voisine (tiens, elle est jolie !), ma petite voiture couverte de givre... Tous me parlaient et je les ai compris à nouveau. J'ai eu à nouveau « envie » enfin et les visions m'ont laissé en paix ! Je veux reprendre le chemin de ma « légende personnelle ».

Un jour, toi qui crois au destin, peut-être nous mènera t'il à vivre quelque chose mais comme tout se transforme, ce sera sûrement très différent. Je l'espère. Je ne veux vivre que d'espoir !


Publié par kristo à 18:39:17 dans Humeurs | Commentaires (2) |

Blaise CENDRARS - La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France | 06 avril 2007

 

Je ne résiste pas à poser là un autre extrait. Tu te reconnaîtras et peut-être comprendras-tu... Pour les autres, lisez ceci à haute voix, ca vous fera quelque chose !

En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.
Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.

 

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http://tubulures.blogg.org/photo-111658.html

 


Publié par kristo à 17:35:26 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (3) |

Blaise Cendrars - Feuilles de route, 1924 | 06 avril 2007



On aime CENDRARS plutôt à l'adolescence. Moi, je l'ai découvert plus tard. Il demeure sur ma table de chevet.


Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir

Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises

II y a l'air il y a le vent
Les montagnes l'eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends

Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t'en

Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe l'œil
Je prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime

 

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Publié par kristo à 17:24:52 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |