Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
Vos avis m'intéressent !
Depuis le 30-01-2007 :
119713 visiteurs
Depuis le début du mois :
1714 visiteurs
Billets :
302 billets
Bon, je me sauve pour 1 semaine où j'aurais du mal à m'occuper du Blog mais je travaillerais à quelques billets pour mon retour le 7 mai.
PS pour « tillou79 » : je viens de m'acheter un LUMIX-LEICA 10,5 mp. Ca va chier pour les photos !Publié par kristo à 20:25:29 dans Humeurs | Commentaires (5) | Permaliens
Je viens d'apprendre que je prend l'avion pour
Strasbourg jeudi prochain. 4 jours dans cette ville (à animer des formations)
va me ramener des siècles en arrière. Les souvenirs dans ma mémoire ne ressembleront
évidemment pas à la réalité que je trouverais. Peu importe. 4 jours et un peu de temps libre à flâner.
Je tacherais de prendre des photos !
Publié par kristo à 18:32:49 dans Humeurs | Commentaires (1) | Permaliens
C'est beau non ? J'aimerais avoir ce talent !
Jadis je vous disais : - Vivez, régnez, Madame !
Le salon vous attend ! le succès vous réclame !
Le bal éblouissant pâlit quand vous partez !
Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez !
Vous avez la splendeur des astres et des roses !
Votre regard charmant, où je lis tant de choses,
Commente vos discours légers et gracieux.
Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux.
Il semble, quand parfois un chagrin vous alarme,
Qu'ils versent une perle et non pas une larme.
Même quand vous rêvez, vous souriez encor.
Vivez, fêtée et fière, ô belle aux cheveux d'or !
Maintenant vous voilà pâle, grave, muette,
Morte, et transfigurée, et je vous dis : - Poëte !
Viens me chercher ! Archange ! être mystérieux !
Fais pour moi transparents et la terre et les cieux !
Révèle-moi, d'un mot de ta bouche profonde,
La grande énigme humaine et le secret du monde !
Confirme en mon esprit Descartes ou Spinosa !
Car tu sais le vrai nom de celui qui perça,
Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles,
Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles !
Car je te sens flotter sous mes rameaux penchants ;
Car ta lyre invisible a de sublimes chants !
Car mon sombre océan, où l'esquif s'aventure,
T'épouvante et te plaît ; car la sainte nature,
La nature éternelle, et les champs, et les bois,
Parlent à ta grande âme avec leur grande voix !
Paris, 1840. - Jersey, 1855.
Publié par kristo à 18:04:00 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par kristo à 18:08:21 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi soir, je m'étais décidé à errer au hasard de cette chaude soirée de printemps. J'avais envie de marcher, de vibrer avec l'énergie de Paris. Je voulais oublier le travail assommant de la journée. Moi qui préfère le calme des forêts et le bruit des silences campagnards, je voulais vérifier que le plaisir que j'avais eu à me promener avec elle sur les boulevards de la ville ne venait pas que de son bras autour de ma taille, de son odeur sucrée tout près de moi, de ses cheveux que le vent facétieux poussait doucement contre ma joue.
J'avais brusquement envie de sentir le parfum des « élégantes » anonymes qui passent sans vous voir sur les Champs Elysées. Envie de m'amuser en observant les touristes et leur comportement exotique. Envie de regarder les vitrines multicolores. Envie de me laisser gagner par l'envie d'avoir envie. Je marchais donc, regardant la ville autour de moi, respirant sa vitalité, observant ses contradictions, souriant à sa sophistication. Je laissais mes pas m'entraîner au hasard (bien que je ne croie pas en lui). Passé devant les grilles dorées du parc Monceau, je décidai de m'asseoir sur un banc libre et de fumer une cigarette.
Une main sur mon épaule et tu es apparue, papillon doré dans la lumière faiblissante du jour. Tu m'as demandé du feu dans un français très approximatif dont tu t'es excusé. Tu t'es assise à côté de moi. Tu me dérangeais, je dois l'avouer. J'avais envie de la ville seul ! Toi, visiblement non. Pour faire bonne figure, je peux être asocial mais pas goujat, je répondais à tes questions et à tes remarques. Oui, Paris est une belle ville. Non, je travaille à Paris mais j'habite en province. Oui, l'Arc de Triomphe n'est pas très loin...
Lorsque je me suis mis difficilement à parler en Allemand et en anglais (je n'ai aucune notion de Letton), tu as trouvé cela formidable et charmant. Du haut de tes 26 ans, tu me faisais le numéro de la reconnaissance positive ! Je te voyais venir et pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'être tout à la fois étonné et flatté. C'est vrai que passé la contrariété d'avoir été « dérangé » dans mon désir de contemplation, je t'ai regardé vraiment. Tu étais belle. Tes cheveux bruns flamboyants sur le noir profond de ta robe légère. Tes longues jambes croisées. Tes mains longues et gracieuses et ton visage d'autant plus ravissant que tes grands yeux bleus de mer trahissaient l'émotion et l'expérience de quelqu'un qui a vécu les combats, les détresses et l'Amour. Tu étais musicienne (encore ! J'ai failli décamper !) et jouer du violon était ton métier. Tu étais en répétitions pour quelques jours avant un unique concert parisien.
Baïba. Quel drôle de prénom ! Tu as ris à ma réaction et tu m'as demandé de t'appeler « Bib » ce qui, il faut l'avouer, est tout aussi étrange. Brusquement, après m'avoir fait remarquer que tu avais horreur de dîner seule, tu m'as demandé si je voulais t'accompagner. Comme Forest Gump lorsqu'il a commencé à courir d'un bout à l'autre des USA, sans trop savoir pourquoi, j'ai accepté. Nous avons donc passé cette soirée tout en douceur. Nous ne nous demandions rien et pour la première fois depuis très longtemps, je n'ai pensé qu'à celle qui était devant moi. Nous avons fait l'amour dans ta jolie chambre d'hôtel aux fenêtres ourlées de rideaux roses, s'accrochant l'un à l'autre, seuls au monde. Nous nous sommes enivrés de tendresse et d'ardeur, savourant chaque instant de ce rituel immémorial, de ce sublime échange sans mots, basculant ainsi dans l'univers magique de la fusion des corps et des sens. Sans questions, sans remords : toi non plus, tu ne crois plus aux sacrilèges sociaux. Lorsque l'amour est vécu comme ça, il n'y a pas de place pour le péché. Lorsque je suis parti dans la nuit, tu m'as dit ce qui devait être un « au revoir » dans cette langue qui ne ressemble à aucune autre. Ton regard triste m'a déchiré l'âme. Alors, Bib, je t'ai donné « tubulures» en te disant que j'avais fait l'expérience du destin capricieux mais que je n'oublierais pas ta promesse d'une adaptation de « Souvenir de Florence » pour violon et spectateur solitaires. Je t'embrasse. A bientôt sûrement pour la suite de cette aventure si lointaine des clichés éculés. Nous accosterons peut être sur l'autre rive.
Merci.
Publié par kristo à 16:55:57 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
Commentaires