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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Blaise CENDRARS - Lettre à Féla | 13 avril 2007


1er septembre 1912
p. 268

À Féla. Je suis tranquille dans une toute petite chambre que je partage avec le poète Szittya. La chambre est dans un petit hôtel, rue Saint-Etienne-du-Mont. La fenêtre donne sur l'église et le cloître. Les cloches sonnent. Une chandelle brûle sur la table. De l'encens brûle dans la flamme. Nous avons acheté un peu d'encens pour parfumer ce banal local. Szittya y a apporté quelques tableaux. Moi, la série des femmes grosses de Holbein, au-dessus de la table. La chambre est très paisible. Je suis heureux, tranquille, un peu triste, comme si j'étais très vieux. Szittya est très doux. Il a des gestes étranges, hoffmanesques. Je le nomme le chef d'orchestre du mystère. Il vit en sourdine. Nous n'avons pas mangé. Avec les derniers trois sous, j'ai acheté quelques f leurs. En voici quelques pétales. Conserve bien cette précieuses relique d'un jour bon. Nous avons parlé de beaucoup de choses, avec des mots choisis et en des images rares. Pas de brutalité. Nous sommes si loin de tout et au milieu de la vie.
Il commence à pleuvoir contre la vitre. Je me souviens que c'est le jour de mon anniversaire. Je me regarde dans le miroir et voudrais effacer l'image qui me regarde.
Je pense à toi. C'est pourquoi je t'écris cette page. L'heure sonne. La chandelle est au bout. Je t 'aime beaucoup. Ta présence est ici...

Blaise Cendrars


Publié par kristo à 15:32:27 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

Fuguain - Fais comme l'oiseau | 12 avril 2007


Bb / Bb(BA) Gm
Fais comme l'oiseau
Eb Cm F7
Ça vit d'amour et d'air pur un oiseau
Eb Bb F
D'un peu de chasse et de pêche un oiseau
Cm Eb F7 Bbm
Mais jamais rien ne l'empêche l'oiseau d'aller plus haut

Ebm
Mais je suis seul dans l'univers
Ab Fm
J'ai peur du ciel et de l'hiver
Bbm Ebm
J'ai peur des fous et de la guerre
Ab Bbm
J'ai peur du temps qui passe dit

Ebm
Comment peut-on vivre aujourd'hui
Ab Db
Dans la fureur et dans le bruit
Bbm Ebm F
Je ne sais pas je ne sais plus je suis perdu

Bb / Bb(BA) Gm
Fais comme l'oiseau
Eb Cm F7
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche un oiseau
Eb Bb F
D'un peu de chasse et de pêche un oiseau
Cm Eb F7 Bbm
Mais jamais rien ne l'empêche l'oiseau d'aller plus haut

Ebm
Mais l'amour dont on m'a parlé
Ab Fm
Cet amour que l'on m'a chanté
Bbm Ebm
Ce sauveur de l'humanité
Ab Bbm
Je n'en vois pas la trace dit

Ebm
Comment peut-on vivre sans lui?
Ab Db
Sous quelle étoile dans quel pays?
Bbm Ebm F
Je n'y crois pas je n'y crois plus je suis perdu

Bb / Bb(BA) Gm
Fais comme l'oiseau
Eb Cm F7
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche un oiseau
Eb Bb F
D'un peu de chasse et de pêche un oiseau
Cm Eb F7 Bbm
Mais jamais rien ne l'empêche l'oiseau d'aller plus haut

Ebm
Mais j'en ai marre d'être roulé
Ab Fm
Par des marchands de liberté
Bbm Ebm
Et d'écouter se lamenter
Ab Bbm
Ma gueule dans la glace dit

Ebm
Est-ce que je dois montrer les dents?
Ab Db
Est-ce que je dois baisser les bras?
Bbm Ebm F
Je ne sais plus je ne sais pas je suis perdu

Bb / Bb(BA) Gm
Fais comme l'oiseau
Eb Cm F7
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche un oiseau
Eb Bb F
D'un peu de chasse et de pêche un oiseau
Cm Eb F7 Bb
Mais jamais rien ne l'empêche l'oiseau d'aller plus haut

Michel Fugain

Bb
Mais jamais rien ne l'empêche l'oiseau d'aller plus haut


Publié par kristo à 19:15:39 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (0) |

Le voile d'Isis | 12 avril 2007



Sur la tombe supposée d'Isis, près de Memphis, une statue recouverte d'un voile noir était érigée. Sur le socle de la statue cette inscription était gravée : « Je suis tout ce qui fut [QUID FUIT], ce qui est [QUID EST], ce qui sera [QUID ERIT] et aucun mortel n'a encore osé soulever mon voile. »
Sous ce voile, se cachent tous les mystères et le savoir du passé... Le retrait du voile d'Isis représente la révélation de la lumière et réussir à soulever le voile d'Isis, c'est devenir immortel.

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Parce que le chemin était suivi volontairement et ne concernait que l'individu, la religion égyptienne n'eut jamais l'esprit missionnaire. Elle était tolérante avec le monde et bienveillante avec ses enfants. L'Égypte ne voulut jamais chercher ailleurs que dans ses temples sa conscience du monde. Elle ne souhaita jamais l'imposer aux autres, c'est pourquoi elle ne reçut qu'avec réticence quelques étudiants grecs à qui elle reprochait leur ignorance et leurs bavardages. Ils avaient pour nom Homère, Solon, Pythagore, Démocrite, Eudoxe, Hérodote, Jamblique, Platon, Plutarque et Thalès.

Cependant, par un paradoxe dont l'histoire a le secret, ce sont les Grecs qui chantèrent partout le nom de l'Egypte et répandirent dans toute l'Europe le culte d'Isis et d'Osiris. Ce sont eux qui révélèrent quelques aspects de la sagesse des anciens prêtres. Respectueux, ils turent ce qu'ils avaient acquis de la Connaissance cachée dans les sanctuaires. Habiles dans l'art de la parole, ils laissèrent le voile d'Isis recouvrir les secrets initiatiques dont ils devinrent les héritiers.

En ce début de troisième millénaire, Connaissance et Lumière semblent recouvertes de ténèbres, mythes et divinités ont disparu à nos regards. Nul Homère ne chante l'apparition des dieux, nul pharaon n'accueille plus le Soleil. Pourtant, c'est vers l'Egypte que les yeux se tournent lorsque la nuit gagne les consciences. C'est toujours dans ce miroir du ciel que brillent les Lumières célestes, il suffit de regarder et d'ouvrir sa conscience, comme l'affirmait Guillaume Apollinaire: « il est grand temps de rallumer les étoiles ».

"Ignores-tu donc, Asclépios, que l'Egypte est l'image du ciel [...] le lieu où se transfèrent et se projettent ici-bas toutes les opérations que gouvernent et mettent en oeuvre les forces célestes ? Bien plus, il faut dire que notre terre est le Temple du monde entier."
Hermès Trismégiste, Corpus Hermeticum II

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Publié par kristo à 17:27:07 dans Tubulures | Commentaires (0) |

Miroir | 12 avril 2007


Sur le fleuve miroir,
La péniche ventrue
Pousse les vagues.
Le soleil s'irise sur l'écume.

Le soleil éveille la vallée
De chlorophylle et d'eau.
Les ombres contrastent les contours.
Que j'aime ces instants.

Publié par kristo à 17:08:49 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Vladimir Maïakovski - Ecoutez ! | 12 avril 2007

Je ne résiste toujours pas à vous faire lire ou découvrir ceci: 

 

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à
quelqu'un nécessaires?
C'est que quelqu'un désire
qu'elles soient?
C'est que quelqu'un dit perles
ces crachats?
Et, forçant la bourrasque à midi des poussières,
il fonce jusqu'à Dieu,
craint d'arriver trop tard, pleure,
baise sa main noueuse, implore
il lui faut une étoile!
jure qu'il ne peut supporter
son martyre sans étoiles.

 

Ensuite,
il promène son angoisse,
il fait semblant d'être calme.
Il dit à quelqu'un :
" Maintenant, tu vas mieux,
n'est-ce pas? T'as plus peur ? Dis ? "

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires ?
c'est qu'il est indispensable,
que tous les soirs
au-dessus des toits
se mette à luire seule au moins
une étoile?


Publié par kristo à 16:54:53 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

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