Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

Mail du blog: mailto:tubulures@gmail.com

Image Hosted by ImageShack.us

TRADUCTION

Juin

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Compteur

Depuis le 30-01-2007 :
118868 visiteurs
Depuis le début du mois :
869 visiteurs
Billets :
302 billets

Tokio Hotel - vidéos | 26 juin 2007

Pour Agathe au hasard de You Tube !

 

Ouaaaaaaaaah Trop mignons !(lol)

Publié par kristo à 15:06:51 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Sur une chanson de Trenet... | 26 juin 2007

Il a fait un temps de chien ce W.E. Pas de ballades, pas de jardin. Le tout INDOOR !

J'ai regardé des vieilles photos de famille scannées chez mon père. Les enfants qui s'ennuyaient sont venus me voir et ils ont adoré ! Ils ont toujours du mal à penser que papa ou maman ont été petits, comme eux. Donc, pour s'amuser, on a décidé de faire un petit film...

Séquence nostalgie ! C'est une partie de ma petite enfance avec ma famille rapprochée (comme une garde rapprochée). C'est l'univers où tout est possible et dans lequel rien ne peut arriver de mal. Beaucoup d'émotion !

Je tiens à signaler que mon âge mur n'est pas en rapport avec la chanson de Trenet qui passe sur le film. Non mais quand même ! Si j'avais pris une chanson de mon année de naissance, c'aurait été « paint'it black » des Stones. Ououououh ! Ca l'fait non ?

Alors attention, séquence sentimentale :

Publié par kristo à 14:24:16 dans Montages | Commentaires (0) |

Synchrone | 26 juin 2007

L'espace serein, le temps alangui,

Dans une geste irréelle,

Se mêlent à la nuit

Sur la route des étoiles où l'univers s'élargi

D'un faste insoumis.

 

La gloire et l'oubli, pauvres de ce monde...

L'Amour universel

Face aux canons qui grondent.

Scepticisme malsain ; et la terre, est-elle ronde ?

Laideur et sang s'emmêlent.

L'Amour divin, ce soir, vagabonde.

 

L'espoir est la cause et la finalité,

La suprême illusion,

La pensée achevée

Et l'arrogance insolente d'un nouveau pêché

Où vivre sa passion

Est vivement déconseillé.

 

Multitude solitaire de la voûte assombrie.

Le feu de l'atome

Aux confins infinis

Sur un plan semblable aux rêves de nos nuits

A pleuré sur l'Homme

Qui jamais n'a compris.

 

Or et argent, sous nos rêves enfouis,

L'horizon mystique

Aux perspectives définies

Répond à la question d'où suintent nos folies

Par une curieuse éthique

Dont découlent nos envies.

 

Et vivre pour vivre à la face de l'univers

Où pâlissent les étoiles

De notre mode solitaire.

Et suivre le cours du temps, sa valeur éphémère

Et sa trace sur la Toile

Et sa saveur amère.

Publié par kristo à 12:22:11 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Blaise Cendrars - extrait des Rhapsodies gitanes | 26 juin 2007

Je me souviens que le canapé rouge était installé au bord de la piste, dans un tournant, et que je m'arrêtai pile tellement cette rencontre était inattendue. Le bruit de mes engrenages n'était pas encore apaisé ni le nuage de poussière que ma vieille Ford avait soulevé, retombé que je vis la femme qui me tenait en joue abaisser son arme et je l'entendis me dire émerveillée :

 

-          ... ô, j'ai tout de suite compris qu'il n'était pas un bandit de grand chemin quand j'ai vu une si belle voiture...

 

J'étais éberlué.

 

Dans un coin du canapé, une négresse toute réjouie, qui avait un mauvais fusil de chasse entre les genoux, donnait le sein à un magnifique négrillon nu, qui pouvait avoir dans les quatre ans et qui tétait comme un glouton. A côté d'elle, trois fillettes, six, huit et dix ans, revêtues d'une longue chemise blanche, sages comme des images mais mourant de vergogne, me dévoraient des yeux à travers leurs doigts écartés, les mains plaquées sur le visage. Autour de ces innocentes sur leur canapé rouge, la solitude, la menace d'une clairière tropicale.

 

-          ... ô, le Monsieur est le premier à passer. Est-ce qu'ils ont terminé la route, les hommes ?...

 

-          Mais... mais... qu'est-ce que vous faites là, donzella ? lui demandai-je en retrouvant mes esprits.

 

-          O, on nous a promis une route, et depuis la fin de la saison des pluies je viens ici voir passer la route avec mes chérubins à qui j'ai promis de leur montrer des merveilles. Est-ce que la route arrive bientôt ? C'est long...

 

En effet, une route était jalonnée quelque part, du côté de Santa-Rita, à 300 kilomètres de là, et seule ma vieille Ford, qui en avait vu bien d'autres durant mes vagabondages au Brésil, avait pu franchir les embûches et les mauvais pas de la piste qui m'avait mené bon premier dans cette clairière.

 

-          Mais où habitez-vous, grand Dieu ?

 

-          O, par là, me répondit la négresse, en pointant son pouce derrière son dos, par là-bas, de l'autre côté de la corne du bois, dans les collines d'Arraraquâra. C'est à six lieues d'ici, mais on s'ennuie...

 

-          Et votre mari ?

 

-          O, mon homme ? Il y a deux ans que nous l'attendons, les chérubins et moi. Il travaille à la route et c'est la route qui va nous le ramener. Avant, il travaillait au pont...

 

-          Quel pont ?

 

-          O, le pont, le pont qui lui a donné le canapompé, pas vrai mes chérubins ? il est beau, rouge, hein Monsieur ?

 

-          Il est très beau.

 

-          O, c'est moi qui l'ai installé là et nous sommes bien, là, avec mes chérubins pour voir venir cette route et toutes les belles choses qu'elle doit nous apporter... Alors, cette route, elle est loin d'ici, elle flâne, oui, elle se repose ?... O la vilaine qui fait du chagrin au petit cœur de mes chérubins !... Mais vous êtes bien venu, vous, le premier, et c'est gentil !

 

EN SAVOIR+

Publié par kristo à 12:13:00 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |