Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Bon ! Je ne vais pas me dégonfler. Il n'y a pas si longtemps, quelqu'un qui a troublé la tranquillité rassurante que je m'étais construite au fil des années et qui m'a beaucoup appris sur les autres mais aussi et surtout sur moi-même m'a fait comprendre que je cherchais les difficultés de façon quasi-systématique.
Bref, moi qui considérais que j'avais dépassé courageusement mon rapport à la « testostéronique » approche du rapport à la vie (incitation, combat, honneur, orgueil, excitation, Ego...), je me retrouvais en face d'un homme que je croyais disparu. Comme le sage, j'avais envie de crier à la face des cieux : « Dieu, donnez-moi la chasteté, la sagesse et la sérénité... mais pas aujourd'hui ».
Ô déception cruelle, Ô rage, Ô désespoir... (j'ai évité vieillesse) !
Bref, Libou, puisqu'il en est ainsi, puisque je ne serais pas un saint dans cette vie, je répondrais au défi !
Néanmoins, je tiens absolument à ajouter dans ce préambule que je me réserve le droit fondamental de me contredire et les réponses d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier. Elles ne ressembleront également pas à celles de demain (non mais !). Donc pour ceux qui croient que les hommes restent essentiellement et jusqu'au bout de leur vie, les mêmes, je dis non ! Je ne fais définitivement pas partie de cette humanité là. Par cette affirmation, je me contredis déjà !
NB : On aurait pu faire le « questionnaire de Proust » et je ne renonce pas à l'idée un jour prochain.
Bref, voici donc :
Les quatre livres de mon enfance.
J'ai été élevé dans une famille bourgeoise, plutôt intellectuelle, passionnée de lecture. Lorsque mes premières BD furent consommées, je me lançai avidement, à un age assez précoce, sur ces livres dont on parlait autour de moi. Je n'avais encore jamais eu le courage d'affronter les mots alignés sans fin, même pas accompagnés d'images amusantes. Je ne voulais pas vraiment lire, je voulais avoir un motif d'échange avec mes parents et mon frère. Je commençai donc beaucoup de ces livres sans jamais les finir, dégoûté par ces mots que je ne comprenais pas toujours mais surtout, déçu par l'histoire qu'ils mettaient en scène. En effet, il me semblait alors (et toujours un peu encore) que les romans devaient parler d'aventures, de rêves, bref, de choses qui ne devaient pas parler de la vie quotidienne puisque la vie quotidienne, on sait ce que c'est. C'est souvent notre vie. Heureusement, on trouvait toute sorte de littérature chez moi. Mon père se passionnait depuis longtemps pour les romans de science fiction à l'époque où le genre restait relativement confidentiel. Alors j'ai ouvert ces livres aux titres improbables (le monde des A, Le Cycle de Tschaï, Fahrenheit 451, Le Robot qui rêvait etc...).
Là, j'ai été séduit. Enfin, ces phrases me racontaient quelque chose qui me touchait, m'emmenaient dans des mondes étonnants, dans des situations impossibles. Il n'est donc pas étonnant que les livres qui ont marqué mon enfance soient principalement des œuvres de science fiction. Faisons donc le difficile choix qu'impose l'exercice.
· En premier lieu, je citerais Dune de Franck Herbert. Il y a 6 tomes et le meilleur vient à la fin !
· Ensuite, je parlerais d'Asimov et de ses robots (les robots de l'aube et les robots de l'empire).
· Enfin, je conclurais mes références « si fi » par de la fantasy : Marion Zimmer Bradley et le cycle de Ténébreuse (20 tomes)
Cela fait donc 28 livres ! Mais ce sont 3 œuvres cohérentes. Donc, il me faut un 4ème bouquin. Je n'esquiverais pas.
· Le 4ème est d'un genre classique, connu, pas forcément original mais inaltérable et, bon Dieu, rempli d'une force qui m'a fait chavirer l'âme ! Il s'agit de ma première révélation en poésie : Victor Hugo et ses contemplations. Ce livre là m'a fait grandir d'un coup.
Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore.
Bon, dur, dur puisque lire un livre est, pour moi, une question d'humeur. Il m'arrive même souvent de lire plusieurs livres en même temps. En général, un le matin en me rasant, un autre que je trimballe dans mon sac pour quelques rares moments de paix dans la journée et un troisième qui demeure à côté du lit : je ne peux pas dormir sans avoir, au préalable lu ne serait-ce qu'une page. Rituel compulsif et régressif sans doute ! Mais trêve de circonvolutions, allons au but :
· Dune de Franck Herbert. Eh oui, vraiment. Quel que soit l'âge auquel je le lis, j'y trouve des choses différentes ! D'ailleurs, je suis entrain de le relire !
· Le pendule de Foucault d'Umberto Ecco. Œuvre fabuleuse même si la première fois que je l'ai lu, j'ai dû le faire armé d'une batterie de dictionnaires et de bouquins ésotériques. Les références sont tellement fouillées que la compréhension de l'histoire se fait à différents niveaux, parfois indépendants les uns des autres.
· Le Zahir de Coehlo parce que cette quête de soi, de l'amour et de l'autre y est remarquablement exprimée et qu'elle me touche intimement. Le tout est exprimé dans un style simple (pas simpliste) et abordable. Ce livre me rappelle à mes résolutions fondamentales lorsque j'ai tendance à les oublier.
· Enfin, je mettrais dans la liste des œuvres poétiques que je lis et relis très souvent. Il est difficile de ne citer qu'un livre. D'ailleurs, il s'agit souvent de poèmes particuliers. Citons rapidement Hugo, évidemment, mais aussi Apollinaire, Verlaine, Gabriel Garcia Marquez, Blaise Cendrars, St John Perse...
Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus.
Ouh la la ! Dis moi ce que tu haïs et je te dirais qui tu es !
· Houellebecq : il me gonfle grave ! Provocateur mais/et (rayez le mention inutile) sans talent !
· Proust : surfait!
· Pouchkine : trop long, pompeux, fondamentalement triste !
· Henri Miller (je n'ai jamais pu finir tropique du Cancer) ! Trop chiant ?
Bon les commentaires n'engagent que moi bien sur . Ne vous jetez pas sur vos claviers pour des commentaires acerbes et probablement éclairés qui me montreront combien j'ai tort !
Les quatre bouquins que j'emmènerai sur une île déserte.
3 cités dans « les auteurs que je lirai et relirai encore » et « le manuel des castors juniors» parce que ça peut toujours servir.
Les (quatre x quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés.
Et regarde, pensif, s'étoiler de rayons,
De clartés, de lueurs, vaguement enflammées,
Le gouffre monstrueux plein d'énormes fumées.
Il y a 20 mots mais il est difficile de couper la musique d'un vers !
Les quatre premiers bouquins de ma liste de livres à lire.
· Thucydide et sa « Guerre du Péloponnèse ». On me l'a conseillé et prêté.
· Le « Zibaldone » de Leopardi. Je lis « Canti » et j'adore. J'en veux plus !
· « Sur la route » de Kerouac parce que j'ai honte de n'avoir rien lu de lui.
· « Les amants de l'ailleurs » de Siham Issami parce que j'ai lu quelques extraits épars qui m'on fait très envie.
Les quatre lecteurs (lectrices) dont j'aimerais connaître le test:
Misère... ! Libou, c'est fait alors : « Tillou », « Catz », « Dark Shiver » et « Adely Lamauve »
Voilà, voilà ! C'est fait ! J'suis crevé!
Publié par kristo à 13:33:54 dans Humeurs | Commentaires (9) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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