Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Parfois, dans les reflets d'un rêve, bercé par les eaux de la création, une conscience surgit. Elle me permet d'identifier mes désirs, mes passions, mon animalité.
Cette lueur permet la sortie de la matrice.
Régénéré à la machine créatrice, c'est un premier un voyage qui me permettra, par une transformation intime, de fouler le rivage.
Voir cela, c'est un peu comme regarder « La naissance de Vénus » de Botticelli. Debout sur un coquillage flottant lui-même sur les vagues apaisées, elle n'est pas encore sur le rivage. Son visage est serein, gracieux, méditatif.
Zéphyr, le Dieu du vent souffle pour la pousser sur la plage. Elle est nue et selon les canons de l'époque, sa beauté est parfaite. Elle dissimule cependant ses seins de son bras droit. Par sa main gauche tenant gracieusement une mèche de cheveux elle couvre pudiquement son sexe.
Une nymphe lui tend un manteau de pourpre marquant ainsi la frontière entre deux domaines : le nouveau-né comme le mort est toujours enveloppé dans un linge.
Tout y est : sérénité, douceur, sensualité, sexualité, passion, transition, voyage. Vénus naissant de l'écume de la mer, innocent reflet du désir, se prépare à accomplir son voyage spirituel. A ce stade, je la vois comme l'anti-thèse de la vierge Marie, perfection de la beauté spirituelle.
Pourrait-il alors s'agir d'une Isis dévoilée, sereine, délicieuse de beauté et d'innocence ?
Dans tous les cas, ce tableau reste fascinant et superbe !
Publié par kristo à 20:48:08 dans Tubulures | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj