Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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<< L'ordre des choses | Hasta siempre Comandante ! | La vache ! Blue 's not dead ! >>
Le 9 octobre, cela fera 40 ans qu'Ernesto Che Guevara aura été exécuté en bolivie. Hier, sur une chaîne publique, une rétrospective sur le rôle joué par Cuba dans son soutien aux mouvements de libération africains le mettait en scène, démuni face au manque de détermination et à l'acculturation politique des guérilleros Congolais. Cet homme était en décalage avec la réalité du monde.
Certes, le personnage peut être critiquable sous bien des aspects et l'icône révolutionnaire dont il fait aujourd'hui l'objet est souvent le fait de personnes n'ayant que très peu, voir aucune connaissance des faits historiques. Oui, le Che était un peu comme notre Robespierre. Un pur et dur avec ce refus de la compromission . Un homme dangereux suivant une obsession idéologique qui, sans Castro, aurait sans doute plongée Cuba dans une mer de sang.
Oui, il était cet absolu, séduisant, insoumis, fier, chercheur de vérité. Oui, mais les chercheurs de vérité absolue finissent absolument en monstres.
Aujourd'hui encore, il est des exemples où la terreur habillée de religiosité vous regarde avec des yeux de saint, presque avec douceur.
Oui, l'emblème « Che Guevara » m'a toujours séduit. Beau, jeune, combatif, courageux et monstrueusement altruiste. Oui, je pense qu'il était sincère mais à trop vouloir imposer sa sincérité, on ne tient plus compte de celle des autres.
Le Che fait partie de ces fantasmes qui, un jour, prennent corps, dans leur démesure. Sans doute la démesure n'est-elle pas la vérité et encore moins l'objectif de la vie.
Ernesto est mort, un 9 octobre 1967, échouant dans sa dernière quête. Lâché, dénoncé, traqué puis abattu. Il ne méritait pas qu'on lui enleva de finir en seigneur. Sur cette photo, le voilà exposé comme une bête, un trophée de chasseur entre les mains des officiers boliviens. Cela sonne le dérisoire et semble aussi ridiculement minable qu'une tête de cerf dans un salon aristocratique !
Mais le mythe a survécu. Alors tant pis pour l'histoire. Ce que la légende fait de lui est finalement plus beau que ce qu'il fut réellement.
Il aurait aimé... je crois.
Hasta siempre Comandante !
Publié par kristo à 15:19:51 dans Humeurs | Commentaires (0) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj