Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
Vos avis m'intéressent !
Depuis le 30-01-2007 :
118868 visiteurs
Depuis le début du mois :
869 visiteurs
Billets :
302 billets
Approche-toi du site des bien-aimés, avec qui fût scellé le pacte,
Site que toujours favorisent les nuages porteurs de pluie !
Et impatient, respire la brise de leurs terres,
Afin que les âmes t'inspirent où ils sont.
Je sais, présume qu'ils plantèrent leurs tentes à l'ombre des banians,
Là-bas où poussent, parmi les arbrisseaux, l'absinthe et le cathame !Loin, la nostalgie me consume ; près je ne suis pas guéri.
En l'absence et la présence, la nostalgie.
La rencontrer amène ce que je ne pouvais soupconner :
Guérir la passion crée une autre passion.
Car rebelle et orgueilleuse,
La beauté de celle que je vois s'accroît lors des rencontres,
Et la passion doit se comparer au surcroît de la beauté !
Publié par kristo à 11:29:10 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (8) | Permaliens
J'avais besoin de travail, de beaucoup de travail, de consistance existante et de conséquence substantielle.
J'ai voyagé un peu. Quelques jours à Berlin, d'autres à Bruxelles. Et puis un peu de mer, de soleil couchant, de fraicheur marine et de côte normande. Plonger dans des univers différents, dans d'autres vérités. Regarder et observer d'autres architectures, d'autres comportements. Jouer au Français typique. Voir la terre d'en haut, entre les ailes d'un oiseau de métal, voir la terre défiler, entre des rails qui ne se rejoignent jamais.
Sentir la translation, le mouvement, l'espace. Se sentir soi-même, dans cette dynamique. Voir d'autres gens, entendre d'autres sons. S'amuser sans questions. Eprouver simplement l'existence et l'émotion. Parler, échanger, toucher, voir, enseigner, aider.
Besoin de réalité. Besoin d'avoir l'impression d'influer un peu sur les évènements. Organiser, prévoir, budgeter, former, créer, s'illusionner. Besoin de faire des choses connues et reconnues, faire et défaire, construire, exercer son métier. Se concentrer sur ce que l'on sait faire. Se bercer de cette impression de réalisation.
Ne plus penser aux étoiles, aux feux sous la terre, à l'aérienne beauté des vents. Oublier quelques instants la quête pour retrouver l'humilité et se sentir vivant à la façon des hommes qui courent toujours. Retrouver l'illusion de l'ego et avoir pour lui les yeux attendris du grand-père qui regarde son petit-fils, ce regard que l'âge et l'expérience autorisent face à la turbulence du spontané. Retrouver la liberté familière de vivre comme les autres. Oublier un peu...
Et je reviens, différent et semblable. Et ce passage du Tao-te king :
Ne connaissant pas son nom,
Je le nommais « TAO ».
Je m'efforce de l'appeler « grandeur » .
La grandeur implique l'extension.
L'extension implique l'éloignement.
L'éloignement exige le retour.
Merci à vous de votre attention à l'absence. Mon ego s'en flatte et, nom de Dieu, c'est bon l'ego, parfois !
Publié par kristo à 11:25:13 dans Humeurs | Commentaires (6) | Permaliens
L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
Commentaires