Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
Vos avis m'intéressent !
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Quand l'écrivain s'interroge sur lui-même et que c'est Cendrars qui le fait :
Au début, en 1917, quand je m'éloignais pour cacher ma joie de vivre car mon amour était tel, Raymone, que je craignais de tomber foudroyé, je ne poussais pas plus loin que la forêt des Landes. Ce n'est que petit à petit et par une longue pratique de l'automobile, au fur et à mesure que les voitures se perfectionnaient, quand on put enfin faire de la vitesse, de la vitesse pure, que je compris que je me dépouillais insensiblement de tout en fonçant dans l'inconnu car à quoi peut-on comparer la vitesse sinon à la poussée lente de la pensée qui progresse sur un plan métaphysique, pénétrant, isolant, analysant, décomposant tout, réduisant le monde à un petit tas de cendres aérodynamisées... et reconstruisant magiquement l'univers par une formule fulgurante... cette illumination qui redonne vie : Le monde est ma représentation ».
« Ce que tu m'as dit de ta nuit, du ciel, de la lune, du paysage, du silence a dû ranimer en moi des réminiscences similaires... Et alors, j'ai pris feu dans ma solitude car écrire c'est se consumer... L'écriture est un incendie qui embrase un grand remue-ménage d'idées et qui fait flamber des associations d'images avant de les réduire en braises crépitantes et en cendres retombantes. Mais si la flamme déclenche l'alerte, la spontanéité du feu reste mystérieuse. Car écrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres. »
Publié par kristo à 17:36:44 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (1) | Permaliens
Sur Fang in UK, ces mots qui collent au précedent post de façon troublante. Quand le hasard vous poursuit... :
"Trouble
is welcome,
It's a trip, enjoy the trouble."
Yumiko.
Publié par kristo à 14:50:30 dans Humeurs | Commentaires (1) | Permaliens
Je revois,
images bleutées à contre-jour,
dorures ensoleillées,
hauteurs urbaines,
chambre d'hôtel,
tables en terrasse,
images arrêtées,
peau veloutée,
mains souples,
enlacements légers,
tes yeux d'ange.
J'entend encore,
voix sensuelle,
pluie grondante,
oiseaux siffleurs,
beats binaires,
murmures,
sourires,
rires,
pleurs,
cœurs battants,
tes souffles de plaisir.
Je sens encore,
lèvres empressées,
peau veloutée,
corps enfiévré,
étreintes animales,
la nuit autour,
ta main éveillant mon désir.
Je respire encore,
fleurs de square,
sueur de vie,
cheveux de lumière,
rouge à lèvre nacré,
cuisines des restaurants,
Paris,
ton parfum chaud.
Je goûte encore,
gnocchis,
tiramisus,
vodkas transparentes,
bières dorées,
vin rouge sang,
alcools forts,
tes baisers sucrés-salés.
Je pressentais la tristesse,
les griffes,
les faiblesses,
les lâchetés
le remord,
l'oubli
et la guérison du temps qui passe sur un sens unique.
Je me rappelle de tout mais je ne frémis plus.
Ou s'en vont les sens quand il n'est plus d'amour ?
Je voudrais me souvenir de tout vraiment
et du dernier sens de tout cela.
Publié par kristo à 14:36:16 dans Poèsies persos | Commentaires (2) | Permaliens
Il est de ces instants troublants
Où l'on aimerait parfois
Vendre son âme au diable,
Saisir l'univers, fondre le temps :
Fixer pour une fois
Le mouvement du sable.
C'est rougissant que le désir de vie
Nous mène à croire
Que vouloir est une fin.
Le vent d'est nous rappelle que l'envie
Construit ce pouvoir
Qui ne conduit à rien.
Et pourtant cette énergie démente
Tourmente et soudoie
Ce fond d'humanité.
Le serpent louvoie, s'enroule et tente,
Nourrissant d'effroi
Notre lucidité.
Il est grisant comme un alcool fort,
Provoquant souvent
Une addiction au pire.
Croire au pouvoir, c'est nier sa mort
Et ce qu'elle nous apprend :
Nous sommes là pour grandir !
Publié par kristo à 17:57:38 dans Poèsies persos | Commentaires (8) | Permaliens
Tellement de gens s'interrogent (dont moi-même)... Alors je ne résiste pas à poster à nouveau ce texte sympa., un peu comme une thérapie, une planche à saisir quand les questions vous débordent.
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant; ils ont eux aussi leur histoire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle; c'est une véritable possession dans tes prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout la vie remplie d'héroïsme. Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles; vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Prenez attention. Tâchez d'être heureux.
Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692.
Auteur inconnu.
Publié par kristo à 19:07:32 dans Tubulures | Commentaires (2) | Permaliens
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L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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