Un monde, des mondes, des
contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube
(pourquoi pas ?), l'étoile.
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Publié par kristo à 12:28:23 dans Humeurs | Commentaires (2) | Permaliens
Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
et cette haie qui dérobe au regard
tant de pans de l'extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
au-delà d'elle, dans ma pensée j'invente
des espaces illimités, des silences surhumains
et une quiétude profonde ; où peu s'en faut
que le cœur ne s'épouvante.
Et comme j'entends le vent
bruire dans ces feuillages, je vais comparant
ce silence infini à cette voix :
en moi reviennent l'éternel,
et les saisons mortes et la présente
qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
dans cette immensité, se noie ma pensée :
et le naufrage m'est doux dans cette mer.
Publié par kristo à 12:03:36 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) | Permaliens
Pas de mollet qui gratte, pas de muscle douloureux, pas de nez bouché, pas d'amour en transit : se sentir bien.
Pas de comptes à rendre, pas d'explications à donner, pas de justification à trouver, pas de téléphone à laisser sonner : être heureux de se retrouver seul, en paix.
Plonger ses mains avec avidité dans l'herbe verte et pomme, fermer enfin les yeux pour contempler l'univers : ne rien attendre.
Pas d'avant et pas d'après. Il n'est pas de regrets comme il n'est pas d'espoir : se maintenir hors du temps.
Sentir la chaleur du vent contre sa joue. En ressentir le plaisir léger. S'enivrer d'espace et d'azur. Rire aux chants des moineaux, s'étonner de l'insecte butinant. Savoir, fugitivement, que tout est sa place, que tout s'ordonne et s'harmonise. Toucher du doigt la vérité ultime, celle qui murmure que tout est sans doute pour le mieux. Revoir des visages de sorcières et des fées évanescentes dans le velouté blanc des nuages : redevenir un enfant !
Publié par kristo à 09:43:22 dans Humeurs | Commentaires (2) | Permaliens
J'aime bien la musique celtique en général. Je l'aimais bien avant qu'elle ne dépasse les frontières de Bretagne. Et pour cause ! J'ai eu ma période « Fest Noz » pendant que mon frère et ses copains (ces salopards) filaient à Plogoff pour canarder les CRS qui le leur rendait bien ! Donc, j'ai vu, il y a longtemps, plusieurs fois TRI YANN en concert. Attention, pas 10000 personnes ! Non, quelques centaines à peine. Alors les souvenirs de la « Jenlain » qui coulait à flot, le son des bignous et de la harpe celtique en se tenant pas les petits doigts... De Quiberon à Dinard en passant par St Lunaire, Rennes et Vannes... Je l'aime cette Bretagne et j'aime Tri Yann.
Et cette chanson, c'est un must !
Tu te souviens frangin ? Alors, prépare la moi pour cette été. On essaiera de se la jouer ensemble.
Après (rem)sept années de (lam)guerre
Sept années(sol) de bâtiment(lam) (bis)
Je reviens(mim) de Grand-terre(lam)
Je reviens(sol) à Lorient(lam)
Je reviens(mim) de Grande-Terre(lam)
Guerre, guerre(sol), vente, vent(lam).
J'ai passé des nuits entières
Debout au gaillard d'avant
Sous bons vents, sous vents contraires
Sous la brise ou les brisants.
Voyez mon sac de misère
Lourd de coups, vide d'argent
Allez dire au capitaine
J'ai obéi trop souvent !
Bonjour ma mie qui m'est chère
Revoilà ton cher aimant.
Je suis las de trop de guerres
Sans voir grandir mes enfants.
J'ai reçu tes mille lettres
Par le rossignol chantant
Je t'écrivais moins peut-être
Je t'envoyais des rubans.
Mes amis plus que naguère
Vous me verrez bien souvent
Après tant d'années de guerre
J'aurais tant et tant de temps
De L'Orient à Grande-Terre
Vent arrière, vent avant
Les fleurs d'hiver étaient belles
Elles annonçait le printemps
Les fleurs d'hiver étaient belles
Guerre, guerre, vente, vent.
Publié par kristo à 17:21:28 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (3) | Permaliens
Les langages aériens et spirituels demeurent toujours présents mais ils sont cependant mêlés aux bruits incessants du monde des formes et des apparences. Pour les entendre, il faut apprendre à les isoler. Pour les isoler, il faut être au centre de soi.
Ainsi en est il également du véritable amour à cette différence qu'il faut être au centre de l'autre pour dissocier le vrai du faux, le beaucoup du peu, le don du vol. Il faut voir et espérer, infiniment.
Le doute est souvent l'ennemi de la foi et si Dieu est bien au-delà de notre compréhension, en Amour, l'incertitude n'est pas permise. Il ne peut exister que la conviction spontanée, le courage absolu et cette belle envie de vivre pour l'autre, par l'autre. C'est sans doute la raison pour laquelle si peu d'entre nous aiment vraiment.
Dans un ciel sombre de pluie, d'entre les branches du sapin qui ne connaît pas les saisons, comme le corbeau, nous devons faire ce vol gracieux et téméraire qui nous conduira, hors de nos raisonnements, là où naît la lumière.
Publié par kristo à 13:37:19 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (1) | Permaliens
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L'aurore que j'aime se lève la
nuit resplendissante et n'aura pas de couchant
Al-Hallâj
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