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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

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Miroir | 12 avril 2007


Sur le fleuve miroir,
La péniche ventrue
Pousse les vagues.
Le soleil s'irise sur l'écume.

Le soleil éveille la vallée
De chlorophylle et d'eau.
Les ombres contrastent les contours.
Que j'aime ces instants.

Publié par kristo à 17:08:49 dans Poèsies persos | Commentaires (0) |

Vladimir Maïakovski - Ecoutez ! | 12 avril 2007

Je ne résiste toujours pas à vous faire lire ou découvrir ceci: 

 

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à
quelqu'un nécessaires?
C'est que quelqu'un désire
qu'elles soient?
C'est que quelqu'un dit perles
ces crachats?
Et, forçant la bourrasque à midi des poussières,
il fonce jusqu'à Dieu,
craint d'arriver trop tard, pleure,
baise sa main noueuse, implore
il lui faut une étoile!
jure qu'il ne peut supporter
son martyre sans étoiles.

 

Ensuite,
il promène son angoisse,
il fait semblant d'être calme.
Il dit à quelqu'un :
" Maintenant, tu vas mieux,
n'est-ce pas? T'as plus peur ? Dis ? "

Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles,
c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires ?
c'est qu'il est indispensable,
que tous les soirs
au-dessus des toits
se mette à luire seule au moins
une étoile?


Publié par kristo à 16:54:53 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

Pour rire ! | 12 avril 2007

 

Là, ca m'a fait vraiment rire (avec les larmes et tout et tout...). Pris sur un blog sympa, cet extrait de tchat: http://www.blogg.org/blog-2162.html

Malheureusement, il ne semble plus alimenté depuis 2005 mais ca vaut le détour

cool2003 vous etes combien chez vous


Martin_22 102 ..... moi et les 101 dalmatiens ....


cool2003 pour de vrai je parle moi


Martin_22 102


cool2003 bon bin vu que tu veux pas me parler franchement je vais te bloquer


Martin_22 non pour de vrai on est 8 ...


cool2003 ok


cool2003 merci de me parler franchement


Martin_22 moi et les 7 nains


Publié par kristo à 10:33:59 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Vote et pouvoir | 10 avril 2007

Que voter ? Pour qui ? Triste vision des visions dans les révisions sans vie de ces coureurs de pouvoir. Politique... joli mot, belle idée, noble envie. J'ai trouvé une définition intéressante sur le WEB : La politique est l'organisation méthodique, théorique et éventuellement pratique des actions d'un gouvernement au pouvoir sur des bases conceptuelles définies et finalisées en vue de maintenir l'équilibre social nécessaire au développement optimal et à la cohérence d'un ensemble territorial et de sa population, ainsi qu'à l'évolution de leurs rapports avec d'autres ensembles gouvernés.

 

CA VOUS LAISSE SUR LE CUL NON ? Si seulement le pouvoir ne pouvait être recherché que par des gens qui voudraient s'en servir pour le bien du plus grand nombre ! Non ! Du pouvoir pour le pouvoir... et que cherchent les gens de pouvoir ? Toujours plus de pouvoir. Mais bon, finalement, nous votons pour eux (ou nous ne votons pas d'ailleurs) alors...  la question qui me tarabuste, ce n'est pourquoi un tel ou un tel vote un tel mais pourquoi n'avons-nous qu'un choix restreint ? Pourquoi l'ensemble de notre société ne fabrique que des hommes d'états à la recherche unique du pouvoir ? Pourquoi seuls ces gens-là émergent. « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Dannemark » !

 

Conclusion : on ne devrait donner le pouvoir qu'à celui ou à celle qui ne l'a jamais demandé.

Publié par kristo à 17:29:09 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Vladimir Vladimirovitch Maiakovski - Lettre de Paris au camarade KOSTROV sur l'essence même de l'amour | 10 avril 2007

Pardonnez-moi donc camarade Kostrov,

avec votre largeur d'esprit,

d'avoir dissipé en lyrisme des strophes,

qui m'étaient allouées pour Paris.

Regardez, la belle qui fait son entrée,

parée de fourrures et perles,

c'est d'elle que je m'étais aussitôt emparé :

Fallait-il ou pas lui parler ?

Camarade, j'arrive de 1'U.R.S.S,

on me connaît dans ma patrie.

J'ai vu des filles de plus d'allure,

j'ai vu des filles de plus d'esprit.

Les poètes sont chers aux femmes,

avec ça j'ai de l'astuce,

et pour peu qu'elles prêtent l'oreille

je leur conte des merveilles.

Je ne mords pas à l'ordure,

à l'appât de basses fredaines.

Eternel blessé d'amour

c'est à peine si je me trahis.

Fausses mesures d'amour, les noces,

- s'évapore qui se déprend -

camarade, quant aux cloches

je m'en moque éperdument.

Mais tout ça c'est des vétilles,

j'ai ri bien assez,

je n'ai plus vingt ans, ma fille,

mais trente ans passés.

L'amour ce n'est pas se promener bouillant,

ce n'est pas du charbon l'ardente brûlure,

mais c'est ce qui monte des monts des poitrines

plus haut que la jungle des chevelures.

Aimer, c'est courir au fond de la cour,

et jusqu'au soir des vers luisants.

briller de la hache, casser des trônes,

jouant de sa propre puissance.

Aimer, c'est des draps en loques d'insomnies

s'arracher, jaloux de Copernic,

lui, et non le mari d'une Marie,

étant le rival maudit.

L'amour n'est pas paradis délicieux,

l'amour c'est quand cela souffle en vous

et que du cœur le moteur rouillé

se remette en marche, à nouveau.

De Moscou vous êtes coupée

lieux et temps aidant,

comment puis-je vous expliquer

cet étrange état ?

De la terre au ciel, les feux,

dans le ciel, les astres en nombres.

Si je ne m'étais fait poète,

je serais un astronome.

La ville mène un train d'enfer,

moi, je me promène,

sur les pages de mon carnet

j'écris des poèmes.

Les autos courent les chaussées,

mais elles me ménagent,

les futées savent ce que c'est,

qu'un homme en extase.

Jusqu'aux bords je suis plein,

- rêves, apparitions, -

il en pousserait des ailes,

même à un ourson.

Alors, dans quelque infâme bistrot,

enfin, la bouillie est prête,

de la gorge aux étoiles fuse le mot,

naissance dorée d'une comète !

Sur un tiers du ciel s'étale sa queue,

ses plumes flambent, se dressent,

pour qu'à deux amoureux la voie lactée

dans les branches des lilas apparaisse.

Pour entraîner, soulever, guider

ceux dont la vue se délabre,

pour trancher les têtes d'ennemis hideux

d'une queue luisante de comète.

L'attente dans chaque battement du cœur,

à mon rendez-vous sempiternel,

j'attends qu'enfin reprenne sa rumeur,

l'amour humain, simple et éternel.

La tempête, le feu, et l'eau

assiègent la forteresse.

Qui saurait en mater l'assaut ?

Vous ? Ça m'intéresse ! ...

Maiakovski : En savoir +

Publié par kristo à 15:08:28 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

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