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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Hermes Trismégiste - Minerva Mundi | 02 août 2007


Bon, c'est pas tout ça mais on ne peut pas penser qu'à ne pas penser n'est-ce pas ? Il faut bien se pourrir ses vacances soi-même ou l'on risque de se les faire pourrir par quelqu'un d'autre ! (lol).
Alors, dans la série « Hermes Trismégiste », je vous laisse à lire cet extrait du fameux Korè Kosmou (ou Minerva Mundi) qui fait office de référence dans de nombreux milieux.

Rappelons qu'Hermes auquel le nom du Trismégiste fait référence fut le dieu grec chargé, entre autre, de porter le message des Dieux aux hommes et de conduire les âmes aux enfers.
Le document entier, protégé par des droits peut être téléchargé sous le lien suivant :


KoreKosmou.pdf

En savoir un peu plus sur Hermes Trismégiste : WIKIPEDIA

Si vous poussez quelques recherches sur ce thème, il est utile de vous rappeler qu'un texte peu être utilisé de toutes les manières et parfois, de mauvaise façon. Il ne s'agit pas d'un texte de pouvoir. N'y cherchez pas matière au contrôle, n'y cherchez pas de recette magique. N'y cherchez rien qui ne vienne de vous-même.
Tout est symbole et chaque mot a une place et une signification particulière. Le symbole est un moyen éprouvé de transmettre des connaissances sans imposer de dogme ou de croyance définie. Chacun y voit l'essence mais tous doivent adapter le symbole à leur compréhension et à leur interprétation.
Vous voilà partie pour une belle prise de tête. Ca fait des années que la mienne dure ! Cherchez et vous trouverez !

Voici donc le début :

Préambule d'Eliphas Lévi. Dogme et Rituel de la Haute Magie. P 127

« Nous signalons aux recherches de nos lecteurs un admirable traité attribué à Hermès Trismégiste, et qui porte le titre de Minerva Mundi. Ce traité se trouve seulement dans quelques éditions d'Hermès et contient, sous des allégories pleines de profondeur, le dogme de la création des êtres par eux-mêmes, ou de la loi de création qui résulte de l'accord de deux forces, de celles que les alchimistes appelaient le fixe et le volatil et qui sont, dans l'absolu, la nécessité et la liberté. On y explique les formes répandues dans la nature par la diversité des esprits et les monstruosités par la divergence des efforts. La lecture et la méditation de cet ouvrage sont indispensables à tous les adeptes qui veulent approfondir les mystères de la nature et se livrer sérieusement à la recherche du Grand Œuvre. »

 

Minerva Mundi

Ayant dit ces paroles, Isis verse à Horus, tout d'abord, le doux breuvage d'ambroisie que les âmes ont coutume de recevoir des dieux. Et la dessus, Isis commence son discours très sacré : « Puisque le ciel aux nombreux cercles, mon fils Horus, est superposé à toute la nature des choses d'en dessous, et que, nulle part, rien ne lui manque de ce que contient le monde actuellement dans sa totalité, c'est en toute nécessité, par les choses placées en dessus qu'a été organisée dans son ensemble et remplie d'êtres la nature toute entière d'en dessous : car les choses d'en bas sont assurément incapables d'organiser le monde d'en haut. C'est dés lors une nécessité qu'aux mystères plus puissants cèdent les inférieurs. Plus puissant donc que les choses d'en dessous est le système des corps célestes, et il est absolument immuable, et ne tombe pas sous le sens de l'intelligence d'êtres mortels.


De là vient qu'elles gémirent, les choses d'en bas, saisies de crainte, sur la merveilleuse beauté et l'éternelle permanence des choses d'en dessus. Car il y avait bien là de quoi contempler et s'agiter tout ensemble, à voir la beauté du ciel s'offrant comme une représentation du Dieu encore inconnu, la somptueuse majesté de la nuit, qui s'attachait à une lumière plus faible que celle du soleil, mais vive encore, et des autres mystères en mouvement chacun à son tour dans le ciel, donnant ordre et croissance selon des motions et des périodes réglées de temps, par de certains secrets effluves, à l'ensemble des choses d'en bas.


Publié par kristo à 21:12:30 dans Textes, fragments "prise de tête" pour les pt'its qu'y n'en veulent | Commentaires (0) |

Le bien et le mal | 09 juillet 2007

Sur le site «  Philosophie et spiritualité », cette « leçon » sur le « bien et le mal ». Discutable, discutée : une piste de réflexion.

 

 

  Pour l'homme-vital qui ne cherche que la satisfaction du plaisir immédiat, les mots bien et mal ont une consonance gênante. Il aimerait pouvoir profiter de l'existence, sans qu'on lui dise que ceci ou cela est mal, en étant libéré des hésitations et des remises en causes morales. Mais est-il possible à un être humain de ne vivre sans se poser la question du bien et du mal ? N'est-ce pas se tromper soi-même que d'essayer de se maintenir dans l'inconscience ?

 

    Or très souvent, l'inconscience nous rend complice d'actes qui sont destructeurs. Nous devons constamment faire des choix et prendre des décisions. Pour cela il faut délibérer. L'homme vital est en nous, mais il est soumis à l'homme-mental. Il ne peut pas nier sa propre conscience et sa pensée. Et cet homme qui pense a besoin de repères du bien et du mal, de principes sûrs de ce qui est bien ou de ce qui est mal. En d'autres termes, pour juger, il nous faut des critères. Mais où les trouver ? Sur quels critères nous appuyer pour distinguer le bien et du mal ?

 

*   *

*

 

A. Morale et tradition

    Partons de la conscience commune et de la manière dont elle envisage la question du bien et du mal. La morale est présente dans la conscience commune dans les mœurs, les comportements mesurés par des normes morales, tels qu'on les considère à l'intérieur d'une culture donnée. Les mœurs ne sont pas une morale. Ils supposent pourtant des règles de ce qui est « bien» ou de ce qui est « mal ». (texte)

 

    a) Pour la plupart des hommes, quand se pose le problème de savoir ce qui est bien ou mal, c'est auprès de la tradition qu'il faut aller chercher refuge. Ou encore, nous nous rapportons aux mœurs tels qu'ils existent en les considérant comme des normes. On se fie d'abord à « ce qui se fait » et « ce qui ne se fait pas ». Il y a des comportements socialement admissibles et ils indiquent le « bien » et des comportement inadmissibles qui indiquent le "mal". Nous nous servons en cela du jugement commun, du jugement des autres pour décider du bien et du mal. Le souci du « qu'en dira-t-on » nous porte au conformisme et le conformisme nous ramène vers l'ordre établi. Dans la société traditionnelle,la comparaison était plus fine. Elle allait vers les hommes du passé. On consultait les anciens du village pour leur demander conseil. Il est en effet important que subsiste un lien et même un courant de sagesse entre la génération ancienne et la génération nouvelle. La génération la plus âgée fait figure d'autorité en matière de morale et il est normal d'aller lui demander conseil. Parce que les hommes qui ont beaucoup vécu ont davantage d'expérience, ils peuvent éduquer les générations nouvelles. Leur jugement possède une maturité que n'a pas celui de la génération nouvelle, qui est beaucoup plus à la merci de l'actuel. Dans notre monde postmoderne, les traditions ont perdu leur autorité. Sous les feux de l'actualité, nous sommes étourdis, nous n'avons pas le recul ni le jugement nécessaire. Consulter la tradition pourrait nous aider, mais qui a vraiment foi dans la tradition ? Consulter la tradition, c'est se référer à des valeurs qui possèdent l'avantage de la durée, à des valeurs qui ne sont pas éphémères. Mais ce que nous privilégions, c'est l'actuel, donc le conformisme. Faire comme toute le monde, est-ce forcément bien faire ? Le conformisme est-il lui-même moral ?

 

 

 

 

    b) De la même manière, pour ceux qui ont une certaine culture, l'exemple des grands hommes fournit des modèles de rectitude du comportement à l'égard de ce qui est bien ou mal. Nous avons dans notre histoire des héros de la morale, de Socrate, à Epictète, de Gandhi à Martin Luther King. Chaque culture possède aussi ses autorités morales. Nous pouvons nous tourner vers ces hommes illustres pour nous demander ce qu'ils auraient fait à notre place. Nous pouvons repenser un problème d'aujourd'hui à travers une vision qui possède une haute stature morale. Nous pouvons nous demander comment un stoïcien aurait résolu le problème de conscience que nous pouvons rencontrer, comme Gandhi aurait analysé la situation des injustices actuelles et quelle serait alors la décision juste. Mais là aussi, suffit-il de s'appuyer sur une autorité pour discerner le bien et le mal ?

 

    c) Ce qui constitue encore par excellence une référence traditionnelle sur le plan des critères du bien et du mal pour la conscience commune, c'est la religion. Le fidèle d'une confession religieuse voit la loi morale comme une loi sacrée. Antigone, dans la pièce de Sophocle, revendique le caractère sacré de la loi morale, contre les impératifs posés par Créon, l'autorité politique. Créon avait interdit d'ensevelir le frère d'Antigone, parce qu'il était traître à sa patrie. Antigone vient mettre de la terre sur son corps par devoir moral. Les lois éternelles des dieux veulent que l'on respecte les morts. L'autorité en matière de bien et de mal vient de la religion et la moralité conduit Antigone à violer la loi de l'Etat. Toute religion pose pour ses fidèles des interdits et des prescriptions. La conscience religieuse voit dans l'immoralité le péché (texte) et dans l'accomplissement du devoir l'obéissance à un commandement divin. La conscience religieuse interprète la question morale en terme d'exigence religieuse pour le salut de l'âme. Pour le fidèle, l'autorité des Ecritures est un critère suprême. Il possède grâce à elle des repères. Consulter les préceptes de sa religion, c'est disposer de critères du bien et du mal. Vivre en homme religieux, c'est aussi essayer d'appliquer des principes à sa vie, ceux du christianisme, de l'islam, du judaïsme etc. La religion est le plus souvent perçue comme une morale concrète ou sa garantie (texte).

 

    L'inconvénient, c'est que le caractère sacré du devoir et la référence religieuse sont pour la plupart d'entre nous peu convaincants. La modernité de nos sociétés s'est bâtie en cherchant à émanciper la morale de la religion. Notre morale est d'abord laïque, même si elle peut aussi recevoir l'appui d'une autorité religieuse. Avec les religions, nous sommes placés devant des autorités relatives. Il y a beaucoup de doctrines religieuses différentes et d'une religion à l'autre les critères du bien et du mal, les justifications fondamentales ne sont pas les mêmes. Il ne nous semble plus du tout évident aujourd'hui, comme cela pouvait l'être au XVIII ième qu'en dehors de la religion, il n'y a pas de morale ; au contraire, nous admettons que la morale dans son essence transcende les croyances religieuses. La modernité a rejeté la nécessité du lien entre morale et religion.

 

    d) Que reste-t-il quand la tradition a perdu sa place, quand l'influence des grands hommes ne parle plus à la conscience commune, quand la religion a cessé de revêtir le caractère d'une autorité ? Que reste-t-il quand les hommes n'ont même plus conscience de ce que représente la morale ? Il reste au moins la référence à la loi ! Posons la question aux adolescents d'aujourd'hui : Comment distinguer le bien et le mal ? Nous ne pouvons pas être vraiment surpris d'entendre cette réponse : « le bien c'est ce qui est permis, le mal ce qui est défendu » ; sous-entendu : « c'est la loi qui dit ce qui est bien ou ce qui est mal et la loi, et la loi nous est imposée par la société ». La morale est vue comme une contrainte nécessaire à laquelle il faut se plier, comme on doit se plier aux contraintes imposées par la loi. Certes, voir dans la loi une indication du bien et du mal n'est pas inexact. La loi s'appuie effectivement sur une morale, la morale civique. Rester en accord avec la loi du pays dans lequel on vit est un minimum que nous puissions faire pour tout de même rester intègre. En général, rester en accord avec la loi, est déjà un degré de moralité, mais c'est une indication du bien et du mal qui reste très vague. Mais là encore, la difficulté revient. Cela suffit-il ? N'y a-t-il pas une différence entre ce qui est légal et ce qui est moral ?

 

    Chaque situation de la vie est unique et particulière,. Des principes trop généraux ne nous aident pas suffisamment. Nous ne pouvons pas non plus simplement imiter des exemples pour nous acheter une bonne conscience. L'imitation n'est pas une vertu morale, ni une justification. Les religions ont une autorité à l'égard de leurs fidèles, mais elles ne vont pas au-delà. Elles reposent sur des codes différents. Nous ne pouvons tout de même pas attendre de les étudier toutes pour en faire une synthèse avant de délibérer d'un parti à prendre. La loi elle-même n'est qu'une aide bien vague. Elle ne couvre pas toutes les situations de la vie. Il arrive aussi que la loi soit jugée comme immorale. Dans ce cas, il est évident que l'on ne peut pas s'appuyer sur la loi pour en dénoncer le mal. Où est alors le critère qui jugera la loi ? De quel point de vue juger ?

 

B. Le bien comme utilité sociale

    On peut toujours dire que c'est la société qui fournit la morale. La moralité est une obligation sociale. Examinons l'interprétation sociologique de la morale.

 

    1) On admet que c'est à la société de formuler dans ses règles ce qui lui est avantageux ou néfaste. Il est assez commun de regarder le bien comme ce qui est socialement utile et le mal, comme ce qui est socialement nuisible. (texte) Cela signifie que la morale se ramène à un ensemble de règles sociales à ce que l'on nomme les moeurs. La morale est de ce point de vue un phénomène social, au même titre que les rites, les coutumes, le langage, la politesse etc. Les caractères du devoir sont sociaux : le devoir est collectif parce qu'il s'impose à tous les membre d'un même groupe d'individus et il est coercitif, puisqu'il impose des exigences assorties de sanctions. Pour Durkheim, la conscience morale individuelle est en fait l'écho de la conscience collective en nous. Les règles sociales font toute la morale et ce qui parle en nous dans l'exigence du bien, c'est la voix de la sauvegarde de la société. La conscience collective domine la conscience individuelle et lui impose ses devoirs. C'est bien l'appréhension la plus courante que nous ayons de la morale, quand nous pensons que la société nous « impose » une morale. Dans la conscience commune, on voit dans la société une autorité extérieure devant laquelle il faut s'incliner. Au fond, cette reconnaissance de l'autorité sociale est aussi à l'œuvre dans la considération du jugement d'autrui. C'est un peu comme si le sentiment du bien ou du mal impliquait nécessairement le regard des autres sur soi et un sens aigu de la culpabilité. Du fond de soi la conscience morale se dirait : « Je ne peux tout de même pas faire cela. Ce n'est pas bien. Qu'en dira-t-on ? je vais attirer sur moi la honte et la réprobation ». Dès lors, rester dans les limites de la morale reviendrait à rester en conformité avec les mœurs, ce qui signifierait implicitement respecter le principe de conservation qu'est l'utilité sociale. La coutume collective se présente comme une obligation morale. Mais comme les sociétés sont diverses, la conscience morale varie selon les types de croyances en vigueur dans les différentes sociétés. Il est de ce point de vue hors de question de penser que la moralité soit la même dans différents pays et à différentes époques. Les mœurs changent aussi bien dans l'espace que dans le temps, mais ils demeurent soumis à un principe : ils comportent des règles sociales qui contribuent à la nécessité de la conservation de la société. La société se protège en soumettant l'individu à des règles et ces règles ne peuvent pas prendre naissance dans les humeurs changeantes des individus, elles viennent de la société. (texte).

 

    Auguste Comte, dans cette même logique, admet que l'individu n'est rien, seul existe l'Humanité. L'individu est défini par sa fonction sociale et il doit assurer le bon fonctionnement de la collectivité. Il n'est estimable que dans la mesure où il est une sorte de rouage de la grande machine sociale. En bref pour Auguste Comte, il n'a que des devoirs et pas de droits. Les devoirs ont leurs fondements dans le service rendu à la société. La société consacre les devoirs en les posant comme des commandements qui transcendent l'individu et qui lui sont imposés du dehors. Cette transcendance du devoir, le religieux la voit lui comme transcendance du sacré par apport au profane. Le citoyen doit lui y voir des impératifs au service de l'Etat. Le sociologue parlera alors de transcendance de la société par rapport aux individus. Aussi peut-on admettre que le bien et l'utilité sociale coïncident. Ce qui est utile globalement à la société sera le bien, ce qui n'est pas utile, ce qui se révèle néfaste pour tous sera le mal. Il existe un consensus pour admettre en théorie que ce qui est utile globalement à la société est le bien, ce qui n'est pas utile, ce qui se révèle néfaste pour tous est un mal. La morale sera alors affaire de calcul utilitaire pour le bien de tous.

 

    Cette interprétation de la morale a été très en vogue au XIX ème siècle. Nous avons vu pourtant toute l'ambiguïté du concept d'utilité. (texte) Les normes de l'utilité peuvent varier suivant la conception que l'on en donne, ouvrant directement la voix à l'opportunisme. (texte) Or concrètement, l'éthique n'est pas affaire de calculs mais de principes et de rectitude de la part de celui qui tient à des critères sûres et n'en dévie pas pour calculer une quelconque utilité. L'homme-éthique s'en tient à son principe du bien et à sa vision du bien, en essayant de régler sa conduite sur sa vision. Certes, l'utilité n'est pas étrangère au bien, mais elle ne peut constituer l'essence du bien.

 

    De plus, si la morale est d'essence sociale, le conformisme en est nécessairement la règle. Mais comment ne pas voir que justement c'est la remise en cause d'un conformisme de la médiocrité qui est justement une conduite authentiquement morale ? Le conformisme peut-être immoral, quand il entre dans une compromission avec la corruption ambiante. « Faire comme tout le monde », peut parfois impliquer être complice du mal. Nous n'avons aucune garantie, en restant en accord avec les mœurs de notre temps, de rester pour autant intègres. La grandeur morale va souvent de pair avec le conflit (texte) avec les règles établies. Prenons l'exemple de Socrate. S'il nous semble un héros de la morale, c'est parce qu'il s'élève contre Athènes et dénonce sa corruption. Le conformisme est du côté de ses accusateurs, qui ont partie liée avec les sophistes. Le plus difficile, c'est qu'en plus, le parti pris de la révolte, s'il est irréfléchi, s'il répond à des motivations égocentriques, peut ne pas être non plus du côté du bien. Tout dépend des motivations qui sont en jeu. Une révolte qui ne ferait que tomber dans un autre conformisme à rebours trahira sans aspiration au bien et à la justice : même trahison de la recherche du bien dans l'inertie du conformisme ambiant. Il est exact que la société repose sur des règles et qu'elle soumet chacun à ses devoirs. Il n'existe pas de société sans règles. Mais en même temps, la société est un théâtre de conflits d'intérêts où l'individu est déchiré entre des devoirs différents. Mon devoir de père, n'est pas mon devoir de membre d'une association, mes devoirs d'électeur sont autre chose que mes devoirs à l'égard de la communauté à laquelle j'appartiens. « Suivre la morale » c'est bien, oui mais laquelle ? Il n'y a pas de règle visible de ce que peut vouloir signifier « utilité de tous » et encore moins de consensus « social » autour de ce que l'homme doit faire ou ne pas faire. On voit aussitôt le paradoxe : comment la morale pourrait-elle venir de la société ? Comment pourrions-nous nous contenter d'obéir à la société si de toute manière elle est divisée contre elle-même ? Comment pourrait-elle se poser comme autorité de la morale ? C'est bien le contraire. C'est au nom de la morale que nous jugeons la société et même, c'est au nom de notre sens moral que nous éprouvons ce drame d'avoir le sentiment de vivre perdu dans un monde sans règles.

 

    Notre sens moral précède les mœurs que nous avons autour de nous comme référence. Si nous pouvons juger moralement la société, c'est qu'en réalité la norme morale ne vient pas de la société. Il n'y a pas de consensus social évident en faveur de ce qui serait « la » morale. La société rejette l'individu sur ses responsabilités, mais le laisse aussi dans la confusion. Une morale, ce n'est pas les mœurs, tels qu'ils ont court, c'est un idéal ce qui devrait-être, si les hommes étaient moralement intègres. Les mœurs ne reflètent que l'état de fait, pas du tout à un idéal. Le bien et le mal ne peuvent pas se ramener à ce qui est bon ou mauvais selon les opinions en cours. En tant qu'homme, nous ne pouvons pas ne pas aspirer à un monde où le Bien serait la règle, ou le mal serait repoussé au loin. Une morale, c'est une manière de rattacher notre conduite à la norme du bien, ce qui suppose est une aspiration à un bien commun.

 

C. Complexité du bien et du mal

    Mais une aspiration au bien n'est pas une connaissance du bien. Nous voyons bien que le fait de suivre nos impulsions, nos humeurs du moment ne nous met pas pour autant dans la direction bien. La réalité que nous rencontrons dans toutes les situations de l'expérience, c'est une complexité où le bien et le mal sont mêlés. Bien et mal sont des termes relatifs. Bien et mal n'ont pas d'existence au sens de l'existence des choses. Leur appréciation dépend du point de vue que nous adoptons. Parmi ce que nous tirons de la nature, aucune chose n'est absolument bonne, aucune chose n'est absolument mauvaise. Notre raison est limitée dans ses vues, comparée au champ d'influence immense de l'action. Comment donc pourrions-nous savoir ce qui est bien où mal? Suffit-il d'avoir de bonnes intentions?  (texte)

 

    Il est nécessaire de déterminer les formes du mal, ne serait-ce que par les conséquences de l'action. Le mal peut prendre trois formes :

 

    1) Il y a le mal physique, celui qui engendre la douleur, celui qui défigure, qui blesse dans la chair, celui qui mutile, qui tue. Toute action qui porte atteinte à l'intégrité d'un être, sème le mal et détruit. On dit en ce sens « avoir mal » au sujet d'une blessure physique.

 

    2) Il y a le mal moral qui répand la souffrance, qui engendre l'humiliation, la honte, et même qui prend plaisir de la souffrance qu'il procure. C'est le mal de la perversion morale, du goût du vice et de la corruption morale. On dit en ce sens « faire du mal ». La religion interprète le mal moral comme péché.

 

    3) Il y a enfin le mal métaphysique qui résulte de l'imperfection de fait du monde, de l'imperfection des hommes et de l'imperfection des actes. C'est de là que vient le sentiment de malheur que nous ressentons devant les limites de la condition humaine. Il ne nous est pas difficile en ce sens d'imaginer un monde meilleur, un monde plus parfait que ce monde imparfait. Les religions judéo-chrétiennes interprètent le mal métaphysique comme péché originel attaché à la création tout entière.

 

    Je peux essayer d'éviter d'avoir mal, de faire du mal à moi comme aux autres, essayer d'accepter les limites. Cependant, dans l'action concrète, il reste que la portée de l'action m'échappe. Personne ne peut prévoir avec certitude l'issue de toutes ses décisions et de tous ses actes. Il est possible qu'une décision donne un résultat qui soit dans l'immédiat favorable et que les conséquences en soient dramatiques et qu'elles entraînent de la souffrance. Inversement, ce qui se présente d'abord sous la forme d'un mal apparent peu fort bien se révéler par la suite être un bien. Une opération chirurgicale peut faire mal et se révéler cependant salutaire. Il est possible que ce qui est perçu par les uns comme un bien soit d'un autre point de vue un mal. Le soleil prolongé réjouit le promeneur, comme il peut désoler le paysan qui attend la pluie avec anxiété. (texte) Comment donc savoir ce qui bien ou mal ?

 

    On ne peut tout de même pas rester là à attendre une certitude qui nous tomberait du ciel. Il faut bien agir, il faut tous les jours prendre des décisions. Nous ne pouvons pas attendre de certitude absolue, car l'action n'attend pas. (texte) Nous sommes obligés de décider, sans avoir une évidence pleine et entière, de faire pour le mieux par rapport à ce que notre entendement est capable de connaître, comme l'explique Descartes. Nous devons nous contenter parfois ce qui nous semble le meilleur, suivant une simple probabilité favorable et c'est tout. Le mieux, c'est donc de choisir ce qui nous semble le plus raisonnable. Au moins d'éviter les excès.

 

    Nous pouvons aussi suivre des règles très générales qui sont de bon sens : Il est bien de ne nuire à personne et mal de porter préjudice à quelqu'un. Il est bon de voir dans les autres le bien plutôt que d'y chercher systématiquement le mal. Il vaut mieux ne pas chercher à reprocher à quelqu'un ses faiblesses et son mauvais comportement et plutôt porter son attention sur ce qu'il y a en lui de bon. C'est un bien d'aimer les autres et un mal de les haïr. C'est un bien que d'être généreux et un mal que de s'installer dans un état de continuelle revendication et d'être désagréable. Il est bon de dire la vérité, mais tout en ayant soin de ne pas porter préjudice à qui que ce soit. Il est indispensable de ne faire de tort à personne, c'est le moins que nous puissions faire, le mieux étant d'exercer une influence harmonieuse faite de bonté, de douceur et d'entraide.

 

   Partons donc d'un principe simple : le bien est ce qui contribue à la promotion de la Vie, le mal, ce qui tend à la détruire et à la nier. De là un sens pour une évolution de la conscience humaine, car nous pouvons lire le progrès comme une évolution (texte) vers un plus grand bien. Il y a une évolution vers un mieux quand il y un mouvement vers une perfection plus grande, quand la douleur se convertit en joie, quand la Vie trouve le bonheur dans sa propre expansion. Mais là encore, des principes généraux ne suffisent pas, car les décisions sont toujours particulières. Cela ne m'indique pas ce que je dois faire exactement, ici et maintenant. Je peux me tromper, suivre ce que je crois être un bien en poursuivant ce qui se révèle plus tard un mal. L'important, c'est surtout que je fasse un usage intègre et conscient de la liberté qui m'est donnée. Si je suis libre de faire le pire comme le meilleur, il importe d'avoir assez de cœur et d'intelligence pour aller dans la direction du meilleur et de rejeter le pire.

 

 

    Il n'y a pas de réponse toute faite à la question de savoir où est le bien et où est le mal. La question du bien et du mal rejette directement chaque homme sur lui-même et met en cause l'usage qu'il fait de sa liberté. Personne d'autre que nous-mêmes ne peut en juger. La morale soit présente dans les circonstances de la vie pour guider nos choix.

 

 

 

    Nous pouvons trouver autour de nous des indications précieuses, mais il reste que notre situation d'expérience est unique, comme chaque instant est unique et doit convoquer une réponse juste, exacte, aussi exacte que la situation d'expérience elle-même. Il n'est pas facile de déterminer où est le bien. Les principes généraux ne recouvrent pas toutes les situations particulières. Mais il est indispensable de peser nos décisions devant notre propre conscience, car l'inconscience elle-même est l'autorisation donnée au pire. Pourtant, il y a une chose que nous pouvons peut-être déterminer clairement, c'est le devoir.

Publié par kristo à 13:53:09 dans Textes, fragments "prise de tête" pour les pt'its qu'y n'en veulent | Commentaires (4) |

Carlos del Tilo - SATAN ET LE PROBLEME DU MAL | 05 juin 2007

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire le miracle d'une seule chose. »

Hermès Trismégiste

« L'esprit sans corps ne peut acquérir le savoir sensible d'Hermès. » 1

 

Par sa révolte, Satan fut celui qui introduisit le Mal dans la création projetée par Dieu, en séduisant la femme d'Adam. Le problème du Mal est donc intimement lié à l'Ange rebelle. En quoi consiste la révolte de Satan ? La septième Sourate du Coran contient un enseignement très précis à ce sujet ; elle dit ceci :

 

« Certainement, nous vous avons donné une forme, et nous avons dit aux anges de se prosterner devant Adam. Ils s'inclinèrent, à l'exception de Satan (Iblis) qui ne se prosterna pas.

Dieu lui dit : - Qu'est-ce qui t'a empêché de te prosterner quand je te l'ai ordonné ?

-   Je suis supérieur à lui ! Tu m'as créé de feu, et tu l'as créé d'argile, répondit-il.

-   Dieu dit :  Descend d'ici ! Tu ne pourras pas te montrer orgueilleux en ce lieu ! Sors ! Tu seras parmi les méprisables !

-   Accorde-moi un délai, demanda Satan, jusqu'au jour où les hommes seront ressuscités2.

-   Dieu dit :  Tu seras parmi ceux à qui il est donné d'attendre.

-    Puisque tu m'as voué à l'erreur, répondit Satan, je les épierai le long de ta voie droite. Je les assaillirai par devant et par derrière, par leur droite et par leur gauche, et tu trouveras la majorité d'entre eux ingrate à ton égard.

-   Dieu dit : Hors d'ici, couvert de mépris et exilé ! Je remplirai la Géhenne de ceux qui parmi eux, t'auront suivi ! »3

 

 Une autre Sourate dit :

« Souviens-toi quand nous avons dit aux anges de se prosterner devant Adam. Ils se prosternèrent, à l'exception de Satan ; celui-ci dit :

-   Moi, me prosterner devant celui que tu as créé d'argile ? Vois ! ajouta-t-il, si tu ajournes (mon châtiment) jusqu'au jour de la résurrection, je dominerai sûrement toute la descendance de celui que tu honores, excepté un petit nombre !

-   Va-t'en ! lui dit-il. La Géhenne sera une ample rétribution pour toi et pour quiconque te suivra parmi sa descendance. Séduis par ta voix qui tu peux parmi eux ! Elance-toi contre eux avec tes chevaux et tes fantassins ! Associe-toi à eux dans leurs biens et leurs fils, et fais-leur tes promesses ! (Or ce que Satan leur promet, n'est qu'illusion.) Quand à mes serviteurs, tu n'auras aucun pouvoir sur eux. Ton Seigneur leur suffira comme protecteur. »4

 

Ces passages du Coran nous indiquent clairement pour quel motif Satan refusa de se prosterner devant Adam. Ce qui l'en empêcha, ce fut la fidélité envers son Dieu céleste : « Moi, me prosterner devant celui que tu as créé d'argile ? » En outre, le Coran nous avertit des menaces proférées par le Rebelle contre les descendants d'Adam. Ce qui trompa Satan, ce fut l'apparence de la première forme de boue de la création adamique que Dieu lui présenta. Le Message Retrouvé confirme cet enseignement du Coran :

 

« Satan a été trompé par l'apparence d'Adam, c'est pourquoi le Seigneur a permis qu'Adam soit trompé par Satan au moyen des apparences du monde et que les fils d'Adam subissent la même épreuve troublante ».5

 

Satan jugea donc la création de l'homme seulement de l'extérieur, mais il ne reconnut pas l'intérieur, c'est-à-dire il ne connut pas le mystère d'Adam. « La création dont il s'agit, est, bien entendu, le Grand OEuvre des alchymistes. »6

 

En quoi consiste ce plan divin ?

 

La création de Dieu, c'est Adam. Le dessein du Dieu céleste est de se corporifier dans la nature humaine, de se donner un corps, puisque cette Pensée divine a besoin d'un corps pour s'établir en un lieu et pour pouvoir parler. Dans le cas contraire, ce n'est qu'une pensée sans limite qui ne parle ni ne se connaît.7Pour cette raison, il créa le corps d'Adam.8

 

Le Message Retrouvé dit :

« Un intelligent a voulu toucher le corps d'immortalité de notre beau Seigneur, et grâce à lui nous savons qu'il s'agit d'une réalité palpable et non pas d'une vaine apparence.

 « Satan a été rejeté pour ne pas avoir rendu hommage à la sainte et mystérieuse trinité d'Adam. »

 « C'est grâce à ce corps de gloire que les fils de l'Unique sont supérieurs à toutes les créatures de Dieu, même aux esprits angéliques, et c'est ainsi que tout genou fléchit devant la gloire d'Adam et que Satan ne pourra être réintégré dans le ciel avant d'avoir adoré le très saint corps de Christ ressuscité. »9

 

Grâce à ce corps de gloire, la Pensée divine peut parler à travers ses prophètes. Tout le problème du Mal introduit par Satan dans le monde, consiste précisément en ceci : refuser le plan divin de l'incarnation et l'effacer de l'esprit des hommes.On comprend ainsi pourquoi la révolte de Satan constitue le Mal par excellence, la cause de tous les maux, puisqu'elle refuse à Dieu l'occasion de parler et, par conséquent, ôte aux hommes toute possibilité de salut, c'est-à-dire de vie éternelle. Le but de Satan est d'annihiler l'homme, en le trompant au moyen des apparences du monde, afin qu'au moment de la séparation, il puisse s'emparer de son âme, c'est-à-dire de l'Eve d'Adam, de celle dont il est amoureux depuis le commencement.

 

« Je les assaillirai par devant et par derrière, dit le Rebelle, par leur droite et par leur gauche, et tu trouveras la majorité d'entre eux ingrate à ton égard . »

 

Au jour du jugement, Satan se présentera au tribunal pour reprocher à l'homme son mauvais comportement, pour n'avoir pas accompli les commandements de son Dieu du point de vue moral. Mais par la même occasion, il se rendra compte à la fin, que le dieu dans l'homme qu'il avait combattu, est précisément celui auquel il désira demeurer fidèle au commencement. Et tout ceux qui l'auront suivi, malheureusement, seront terrifiés devant cette éclatante réalité. Ainsi donc, il est clair que toute doctrine ou tout enseignement spirituel qui élude ou passe sous silence l'actualisation du mystère de l'incarnation du Dieu céleste en l'homme, provient de l'Ange rebelle, puisqu'il maintient le croyant dans les apparences extérieures de ce monde. En effet, Satan est un grand moraliste, puisqu'il prêche que, selon les Ecritures, l'homme se sauve par le biais de son bon comportement moral.

 

Satan est aussi un grand mystique, ce qui n'est pas condamnable ; mais il enseigne que , selon les Ecritures, le salut de l'homme, c'est-à-dire l'union de son âme avec le Dieu céleste, s'obtient par l'ascèse, par la mortification et finalement, par sa désincarnation, c'est-à-dire sa libération du corps physique.10 En outre, Satan est scrupuleux à l'égard de la pratique des rituels. Il dit que le salut de l'homme s'obtient par le moyen de la pratique répétée des rites traditionnels qui agissent par eux-mêmes, en transmettant un influx divin a ceux qui les pratiquent. De fait, Satan est le père de tout les idolâtres, puisqu'il adore les images, les symboles, les rites et les sacrements, et non la réalité qu'il représentent. En un mot, il enferme l'homme dans la lettre morte de la révélation qu'il est incapable de revivifié. Car il sait que « la lettre tue » l'homme, et c'est là en réalité, le but qu'il désire atteindre. Enfin, il faut signaler que Satan est nu lecteur assidu des Ecritures, qu'il connaît par coeur, ce qui n'est pas critiquable, bien au contraire. Il lit aussi leurs commentaires, bien qu'il préfère ceux qui sont de faction.

 

Mais on ne peut l'approuver lorsqu'il dit lorsqu'il dit que la lecture et la méditation des saintes Ecritures suffisent pour nous donner, peu à peu, la connaissance de notre Seigneur intérieur. Il s'agit, une fois encore, mais d'une manière plus subtile, de nier l'importance de l'Unique Nécessaire, qui est le Don de Dieu, commencement nécessaire à toute véritable connaissance du Dieu dans l'homme.

 

« Le Livre, dit Le Message Retrouvé, compte plus que celui qui l'a écrit, et la chose dont parle le Livre compte plus que le Livre. Ainsi nous ne devons pas oublier que le salut de Dieu compte plus que les moyens du salut. »11

 

Toutes les formes que peut prendre le Mal dans le monde, ne sont que la conséquence de ce Mal, dont la racine a été suscitée par la révolte de Satan, par la négation de la dignité divine de l'homme. Le mal donc, c'est oublier et, par conséquent, refuser l'actualisation du mystère de l'incarnation divine ; c'est faire abstraction de la nécessaire transmission du secret du Grand Art toujours présent dans les mains des Fils de l'Unique ; c'est croire que sans la Sainte Science de Dieu, l'homme, par ses propres moyens, est capable de se sauver de ce monde d'esclavage, condamné à la mort et à la dissolution.

 

« Il est vain d'essayer de lutter contre Satan, il vaut mieux prier pour sa conversion et pour la nôtre. »

 « Mais nous n'omettrons jamais de le louer, en public et en particulier, pour son incarnation sainte et parfaite. »12

 

 

Traduction H. Van Kasteel (*) Note du traducteur : Cet article a paru, dans sa version originale, dans La Puerta n° 54. C'est un excellent rappel, d'une grande précision et d'une stupéfiante actualité, « pour ceux qui voient et qui entendent encore un peu dans le, crépuscule de la fin » (L. Cattiaux, Le Message Retrouvé, Les Amis de Louis Cattiaux, Bruxelles, 1991, XXXI, 49).

 

 

1 E. d'Hooghvorst, Le Fil, de Pénélope, La Table d'Emeraude, Paris, 1996, p. 72. 2 Le jour de la manifestation du corps glorieux d'Adam.3 Coran, Sourate VII, 11-18. 4 Coran, Sourate XVII, 61-65. 5 L. Cattiaux, Le Message Retrouvé, Les Amis de Louis Cattiaux, Bruxelles, 1991, XXI, 3. 6 E. d'Hooghvorst, op. cit., p. 29. (Note du traducteur : La phrase complète est : La création dont il s'agit, est bien entendu, le Grand OEuvre des alchymistes, et pas autre chose. » Cfr encore ibid., p. 49 : « Sans création, c'est-à-dire sans chymie... » De telles définitions évitent bien des égarements dans l'interprétation du mot création dans Le Message Retrouvé : il s'agira toujours de la création de l'homme, et non du monde qui nous environne.) 7 (Note du traducteur :) C'est l'Ein Soph de la tradition judaïque, le Sans limite, qui “n'est donc pas objet de la révélation” (E. d'Hoohgvorst, op. cit., p. 229). L'Ein Soph est inconnaissable, et ni les Ecriture ni les sages n'en parlent jamais: “Il n'y a que les maîtres de l'adoration qui en aient fait une certaine allusion” (ibid). 8 « Bien fol est qui sépare ceux que Dieu a unis : le corps et l'esprit ! » (E. d'Hooghvorst, op. cit., p. 307) 9 L. Cattiaux, op. cit., XXXIII, 51 et 51'. 11 L. Cattiaux, op. cit., XXXI, 1'. 12 Ibid., VIII, 48 et XXXII, 52'. 10 « ainsi sont les mystique séparant ce que le dieu veut unir. » E. d'Hooghvorst, op. cit., XXXI, 1'.

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Hermes Trismégiste - La table d'émeraude (extrait) | 23 avril 2007

 

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'UN, par la médiation d'UN, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. L e Père de tout, le Thélème du monde universel est ici. Sa force ou puissance reste entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu le subtil de l'épais, doucement, avec grande industrie. I1 monte de la terre et descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l'OEuvre solaire est complet. »

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Citation - T. Tulkou | 28 mars 2007

Quand nous faisons directement face à nos problèmes et les traitons à fond, nous découvrons de nouvelles façons d'être. Nous bâtissons la force et la confiance qui nous permettront de résoudre des difficultés futures. La vie devient un défi plein de sens nous conduisant à une plus grande connaissance et un plus vaste éveil de l'esprit. Nous découvrons que plus nous apprenons, plus nous croissons intérieurement; plus nous relevons de défis, plus nous gagnons en force et en conscience. Quand nous vivons en accord avec le processus de changement, nous faisons quelque chose de précieux rien qu'en vivant.


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